‹ Comédies et proverbesChapitre 228 sur 304 · SCÈNE UI · texte numérisé non relu

SCÈNE UI

An ohAtean âa soiate DIrl ErUrent ROSËMBERG tt BARBI:

En quoi l'amour peut-il être une offense î i que d'aimer?

BARnEttlNE.

N'en parlons plus , seigneur , je vous en ]

Puisque Dieu a fait la beauté , commen qu'on l'aime? C'est son image la plus parfa créé l'homme à sa ressemblance , nul ne lui t

BARBEBINE.

Hais si la beauté est l'ouvrage de Dieu , l( ses autels ne lui est-elle pas plus chère que S'est-il contenté de créer? N'a-t-il donc p:

3î6 LA (JUENOUILLE t)E BARBEItlNE.

céleste élcndu la main comme un père, pour défendre et pour protéger?

Non! quand je suis ainsi prés de vous, quand ma main tremble eu touchant votre robe, quand vos yeui bleux s'abaissent sur moi avec ce rayon de lumière où respire la joie des anges; non! Barl>crine, Dieu ne le défend pas. HétaEl point de reproches, je ne puis m'éloîgner.

Que vous me trouviez belle , et que vous me le disiez , cela ne me l^che pas beaucoup. Mais à quoi bon eu dire davantage? Le comte Ulric est votre ami.

Qu'en sals-je , à ma comtesse chérie I De quoi puis-je me souvenir près de vous?

BtHBEHIKE.

Quoil si je consentais à vous écouler, ni l'amitié, ni la crainte de Dieu , ui la confiance d'un gentilhomme qui vous envoie anprès de moi , rien n'est capable de vous faire hésiter?

BOSEHUERC.

Non, sur mon âme, rien au monde. Vous êtes si belle , Barberine! Vos yeux sont si doux! Votre sourire est le bonheur lui-même I

Page 1