SCÈNE II
BMr» ULBie.
Depuis que ce Kosemberg est parti , je ne puis ni rester en place ni dormir. Je ne sais quelles idées noires me passent par la tête malgré moi. Que ma femme soit chaste, cela est bien certain ; je n'en doute patf, mais... Quel mal pourrait-il y avoir, si je croyais trouver un moyen... uun pas de m'en assurer, puisque cela est prouvé pour moi, mais cnOn... non, il n'y a ptûnt de mal à cela. En vérité, la nèvre me prend
KC?^oy[c
toutes les nuits; la peste soitde la gageure! Oh! les hommes! quand l'amour-proprc les tient une boune fois !
Il frappe à une porte. Entre Polaeco.
POLucco.
Je baise vos mains, mon cher seigneur , je baise vos mains pour l'amonr de Dieu.
Dis-moi , bravR Polacco , possèdcs-tu encore certain miroir que tu me lis Toir un jour dans le jardin de la reine ? Il y a quelque temps de cela.
VOLACCO.
Hé, hé, chacun son heure; tout vient â point, et Dieu est
Je désire sa^
loir si lu possèd
es encore
ce miroir,
Qui refuse r
nuse, qui musc
refuse.
Si tu l'as en
core, dis-le-moi
; je viens
l'acheter.
Hé, hé, qui
temps...
perd le temps ,
le temps
le gngne
;qui
peivi
Doutes-tu de moi? Tiens, voilà ma bourse ; qu'on ne noAs voie pas plus longtemps ensemble,
POLACCO , prenant la frourje.
Bien dit, bien dit, mon cher seigneur; les murs ont dos jeux; que Dieu conserve la police! les gens de police sont d'honnêles gens.
71 tire Is miroir de la poche.
ULBIC, prenant le miroir.
Hainlenant, tu vas m'expliqiier les effets magiques de cette peUte glaoe.
POLICCO.
Seigneur, en lixant vos yeunavec allcnlion sur ce miroir, vous verrez un léger brouillard , qui se dissipe peu à peu. Si l'attention redouble, une forme vague et incertaine commence bientôt ji en sortir. L'attention redoublant encore, la forme devient [flaire; elle vous montre le portrait de la personne absente è laquelle vous avei pensé en prcnaut la glace. Si
celte pereoDue est ane femme, et qu'elle ^ : ligure est blanche et presque pôlej ellcvoui ; Si la peraoDQe est sealemeot («niée et qu' chaste, la figure se colore d'ua jaune hloot épi mùr. Si elle eal iofidèle, elle devienl charbon , et augsilât une odeur infecte se U
C'est bien; maintenant, prends ce qu'il i bourse, et rends-moi le reste.
POLACCO
Qui saura viendra, qui «aura viendra.
Vends-tu si cher cette bagatelle?
tOLtCCO.
Qui viendra veira, qui viendra verra.
Que le diable t'emporte avec les provert»e.
Je baise les mains, tes mains... Qui vienil
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