‹ Comédies et proverbesChapitre 230 sur 304 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Entrent ULRIC et quelque! chevalieri.

ULBic, à part. -regardant UmtToiT.

C'est bien elle , je ne puis délacher mes yeui de cette glace. Oui, voilà Barberine; je dislingue ses traits, son visage; ahl je frissonne; celle image a-l^Uo bien toute sa blancheur, symbole de la IMélité? n'y a-l-il point quelque teinte jaunâtre? que Dieu me préserve I

Personne ne s'est autant montré que vous, seigneur comte , dans cette dernière bataille; la faveur dont le roi vous honore doit remplir votre cffliir; un avancements! rapide, si gloriemi ! votre fortune est dans vos mains.

La Dgure devient jaune. [Haut.) Ëxcusez-moi , seigneurs , si mon esprit préoccupé ..

BN AUTRE CHEVALIER.

A propos, votre famen:! pari avec le seigneur de Kosembec^ n'est pas encore terminé? Nous l'avons appris en Turquie; tout le monde en jasait.

rLmc, a part.

Ccpendaat je ne sens pas cette odeur désagréable dont parlait

Polacco, et qui est le dernier signe de l'inlldélitc. (Haut.)

Dites-moi , mettienrs ,. ae sentez-vous pas quelque odeur sin-

guliére?

PHËMIEIi CIIBVAUE».

non; qndie espèce d'odeur?

Je ne tais trt^ ; comme du cbarbon éteint.

DEUXIÈME CBEVALIER.

Je ne m'en aperçais pas. Votre pari , cher comte , vous attirera une nouvelle gloire , en même temps qu'il donnera ^ne letton sévère à un jeune étourdi. Personne ici n'eu doute.

Ni moi , seigneur, comme vous peugei; je n'en ai pas douté un instant depuis le départ de Rwemberg. C'est un fou , un écervelé.

L'enjeu n'est pas de peu d'importance

BLiiic, regardant le ntir Assurément ce n'est pas là du blauc.

Il n'y va pas moins , nous a-t«a dit , que de votre fortune eulièfe. C'est une noble gageure , et qui fait autant d'honneur b votre eomtease qu'à vous-même.'

PREMIER CBEVALIEK.

Vous paraisse! considérer ce miroir avec attention. Juste Dieul je n'en puis plus.

BeUIlÈME CBEVUIEB.

Qu'avez-vous, seigueur? qu'y a-t-ilT voua êtes pâle comme la morl.

Ce n'est rien; une légère douleur; j'y suis sujet depuis mon enfance.

PBEMIIÎB CHEVALIER.

En vérité, cela est effrayant; votre visage a changé tout à A cheval I le clairoi

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