‹ Comédies et proverbesChapitre 234 sur 304 · ACTE I , SCËNE I · texte numérisé non relu

ACTE I , SCËNE I

JACQUELINE

Je devine h voire visage que vous avez perdu au jeu.

Ah çA, ma femme, êles-vous gourde? Vous avez on amant madame; cela est-il clair? Vous me trompez. Uu homme, cette nuit, a escaladé nos murailles. Qu'est-ce que cela si-

IjtCQCELmE.

Failes-moi le plaisir d'ouvrir le volet.

MAITHB *m>BÉ.

Le voilà ouvert; vous béillereï après dîner; Dieu merci, vous n'y manquez guère. Prenez garde à vous, Jacqueline ! Je suis un homme d'humeur paisible, et qui ai pris grand soin de vous. J'étais l'ami de votre père , et vous éles ma fille presque autant que ma femme. J'ai résolu , eu venant ici, de vous traiter avec douceur; et vous voyez que je le fais, puisque avant de vous condamner je veux m'en rapporter k vous , et VOUE donner sujet de vous défendre et de vous expliquer catégoriquement. Si vous refusez, prenez garde. Il y a garnison dans la ville, et vous voyez, Dieu me pardonne, bonne quantité de hussards. Votre silence peut confirmer des doutes que je nourris depuis longtemps.

JICQVELIKE.

Ah ! maitre André , vous ne m'aimez plus. C'est vainement que vous dissimulez par des paroles bienveillantes la moricllo froideur qui a remplacé tant d'amour. Il n'en eût pas été ainsi jadis; vous ne parliez pas de ce ton ; ce n'est pas alors sur un mot que vous m'eussiez condamnée sans m'enlendre. Deux ans de paii, d'amour et de bonheur, ne se seraient pas, sur un mot, évanouis comme des ombres Mais quoi! la jalousie vous pousse; depuis longtemps la froide indifférence lui » ouvert la porte de votre cœur. De quoi servirait l'évidence? l'innocence même aurait tort devant vous. Vous ne m'aimez plus ; puisque vous m'accusez.

Voilà qui est l>on, Jacqueline, il ne s'agit pas de cela. Landry, mon clerc, a vu'un homme..,

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