ACTE I, SCENE
d'assez douce uompositiou. Ëst-t^o que c'e»l une habitude que ues apparitiona oucturoee ?
lACQUEUNË.
Nou , Dieu merci I J'ea suis encore tremb}ajile. Mais goiigez donc qu'avec les idées qu'il a maiotenant dans la lî'le tous les ftoup^ns vonl tomber sur vous.
CLikVAROCBE.
Pourquoi sur moi?
Pourquoi? Mais... je ne sais .. il me semble que cela doit être ; tenez , Clavaroche , la v^ril^ est une chose étrange elle a quelque chose des spectres ; on la presse sans la lou-
CLAVlBOCRG , ajrutant ion uniforme.
Bah ! ce sonl les grands parents et les juges de paii qui di- »eul que tout se sait. Ils ont pour cela une bonne raison c'est que tout ce qui ne se sait pas s'ignore, et par conséquent n'eïiste pas. J'ai l'air de dire une bêtise ; réfléchissez , ïou» verrei que c'est vrai.
jttguELme.
Tout ce que TOUS voudrez. Les mains me tremblent, ctj'ai une peur qui est pire que le mal.
CUVASOCHE.
Patience t nous arrangerons cela.
JACQUELINE
Comment? parlez, voilà le jour.
Eh! bon Dieu, quelle tête folle! Vous êtes jolie comme un ange avec vos ^anda airs elTarés. Voyons un peu , mettezvous là, et raisonnons de nos affaires. Me voilà presque présentable , et ce désordre réparé. La cruelle armoire que vons avez lA I il ne fait pas bon être de vos nippes.
JACQUELINE
Se riei donc pas, vous me faites frémir.
CLÂVABOCBE.
Eh bien I ma chère, écoulez-moi, je vais vous dire mm principes. Quand on rencontre sur sa route l'espèce de bêle malfaisante qui s'appelle un mari jaloui,...
Ahî Clavarorhe, par égard pour moi !
I i,."i,CÙHl«^lc
3UG LE CHANbELIËIl.
CLAfUUKBE.
Je TOUS ni vhoquée?
Il l'embratte.
JACfiDELINE.
Au iiioius, parlez plus bat,
CUVIKOCHE.
Il y a h^>i8 moyens cerlaiDs d'évil«r tout inconvéoient. Le premier, c'est de se quitter. Hais celui-là nous n'en touIoub guère.
JlCQIiELINE.
Vous me ferez mourir de peur.
CUVAROUIIE.
Le second, le meilleur iDcoiil«slablemeiil, c'est de n'y pa* prendre garde, etau besoia...
)«,CQDELINE.
Eli bien?
CLAVÀROCHE.
Non, celui-là ne vaut rien non plus; vous aiez an mari de plume; il faut garder Vé.péc au fourreau. Reste donc alors le troisième ; c'est de trouver u» chandelier.
JICQCBLINË.
Un cbandelier? Qu'est-ce que vous voulez dire?
CUVABOCHE.
Noua appelions ainsi , au régiment, un graud gar^tm de bonne mine qui est chargé de porter un chSIe ou un parapluie au besoia ; qui , lorsqu'une femme se lève pour danser, va gravement s'asseoir sur sa chaise et le suit dans la foule d'un œil mélancolique, en jouant avec son éventail; qui lui donne la main pour sortir de sa loge, et pose avec fierté sur la console voisine le verre où ell^ vient do boire; l'accompagne à la promenade, lui fait la lecture le soir; bourdonne sans rfsse autour d'elle, assiège son oreille d'une pluie de fadaises; admire-t-on la dame, il se rengorge, et si on l'insulte, il se bat. Va coussin manque a la causeuse; c'est lui qui court, se précipite , et va le chercher là où il est , car il connaît la maison et les êtres , il fait partie du mobilier, et traverse les corridors sans lumière. Il joue le soir avec les tantes au revereis et au piquet; comme il circonvient >e mari, en politique habile et empressé, il s'est bientôt fait prendre en, grippe. Y a-t-il fête quelque part, où la belle ait envie d'aller? il s'est rasé au
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