‹ Comédies et proverbesChapitre 283 sur 304 · GEOLE · texte numérisé non relu

GEOLE

Que le ciel est grandi que ce monde est heureux! que la nature est calme et bienlaisante !

Veux-lu aassi que je te fasse de la science et que je te parle aslroQomie? Dis-moi, dans cette poussière de mondes, j en a-t-il un qui ne sache sa route , qui n'ait reçu sa misaion avec la vie , et qui ne doive mourir en l'accomplissant? Pourquoi ce ciel immense n'est-il pas immobile? Dis-moi : s'il y ■ Jamais eu un moment où tout fut créé, en vertu de quelle force ont-ils commencé b se mouvoir , ces mondes qui ne s'airËleront jamais?

CÉCILE

Par l'éternelle pensée.

' Par l'éternel amour. La main qui les suspend dans l'eqMct n'a écrit qu'un mot en lettres de feu. Ils vivent parce qu'ils se cherchent, et les soleils tomberaient en poussière si l'uo d'entre eux cessait d'aimer.

CÉCILE

Ah I toute la vie est là !

VlLratTIN.

Oui , fonte la vie , — depuis l'Océan qui se soulève sous les pileâ baisers de Diane jusqu'au scarabée qui s'endort jaloui dans sa fleur chérie. Demande aux forêts et aux pierres ce qu'elles diraient si elles pouvaient parler? Elles ont l'amour dans le cœur et ne peuvent l'exprimer. Je t'aime! voilà 'ce que je sais , ma chère ; voilà ce que cette fleur te dira , elle qui choiwt dans le sein de la terre les sucs qui doivent la nourrir; elle qui écarte et repousse les élémeals impurs qui pourraient ternir sa fraîdieurl Elle sait qu'il faut qu'elle soit

Coo«^[c

bell« an jour, et qu'elle meure danssa robe de Doce devaut le soleil qui l'a créée, i'eo «aig moiag qu'elle en astroDOinie ; doane-mol la main , tu eu sais plus en amour.

J'espère, du moÎDS , que ma robe de noce ne aéra tellement belle. Il me semble qu'on rôde autour de ni

VILENTIH.

Pourquoi? De quoi aurais-je peur? Eet-ce de ïoub, ou luitî

viLentin.

Pourquoi p» de moi? qui te rassure? Je suis jeune , belle, et nous sommes «eob.

CÉCILE

Eh bien 1 quel mal y a-l-ll à.cela?

C'est vrai, il n'y a aucun mal; écoutec-moi, et laissez-moi me mettre k genoux.

Qu'avei-Tous donc? tous rrisgannei.

Je flrissonne de crainte et de joie , car je vais t'ouvrir le Tond de mon ctsur. Je suis un fou de la plus méchante espèce, quoique, dans ce que je vais t'avouer, il n'y ait qu'à hausser les épaules. Je n'ai fait que jouer, boire et fumer depuis que j'ai mes dénis de sagesse. Tu m'as dit que les romans te choquent; j'en ai beaucoup lu , et des plus mauvais. Il ; en a un qu'on nomme Clarisse Harlowe ; je le le donnerai à lire quand tu seras ma femme. Le héros aime une belle fille comme loi , ma chère, et ilveut l'épouser; mais auparavant il veut l'éprou-' ver. 11 l'enlève et l'eramène à Londres; après quoi, comme die résiste, Bedfort arrive... c'est-à-dire Tomllnson, uu ca- |Htaine... je veui dire Horden... non, je me trompe... Enfin, pour abréger... Jjivelace est un sot, et moi aussi, d'avoir voulu suivre son exemple... Dieu soit loué! tu ne m'as pas

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