‹ Comédies et proverbesChapitre 290 sur 304 · SCÈNE in. fi · texte numérisé non relu

SCÈNE in. fi

CHA1MNT, liehemtnt.

le ne me niél« des aflaires de personne.

MADAME DE LËRt.

Ohl ohl voDs aimn le bien, k ee qu'il parait. Eb bien, écoulez, savez-Tous ce que je vais flaire? DoDoei-nioi du tbé, je vais rester ici.

Que vous i^les gentille, chère Ernesliiiel Non , je ne veux pas priver ce bal de sa reine. AIIœ me faire Un tour de valse , et revenez k onze heures , si vous y pensez; nous causerons seules au coin du feu , puisque H. de Cttavignjr nous aban-

Ëb bien! c'est convenu, je vous quitte. A propos, vous lavez mes malheurs; j'ai été volée comme dans un bois.

Volée t qu'Ml^e que vous voulez dire?

madàhe de lért.

Quatre foIks, ma chère, quatre amours de robes qui nie venaient de Londres , perdues à la douane. Si vous les aviez vues , c'est ï eu pleurer ; il y en avait nue perse et une puce : on ne fera jamais rien de pareil.

Je vous plains bien sincèrement. On vous les a donc confisquées?

MADAHE I»E LÉRT.

Pas du tout. Si ce n'était que cela, je crierais tant qu'on me les rendrait, «jar c'est un meurtre. He voilà nue pour cet été. Imaginez qu'ils m'ont lardé mes robes: ils ont fourré leur sonde je ne sais. par où dans ma caisse ; ils m'ont (ait des trous à y mettre un doigt. Voilà ce qu'on m'apporte hier i déjeuner.

CHAVICNÏ.

Il n'y en avait pas de bleue, par hasard?

Non, monsieur, pas la moindre. Adieu, iKlIe; je ne fais qu'une apparition- J'en suis, je crois, A ma douiiéme grippe de l'hiver; je vais attraper ma treizième. Aussitdt fait, j'ac-

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cours, et me plooge daiH vos laiileailB. Nous causerons douane, chifToDS, pas vrai? Non, je suis toute triste, uoaa feroDS du sentiment. Enfin, n'importe! Bonsoir, nioDsieur de l'azur. . Si tods me reconduiaei, je ue reviens pas.

SCÈWE IV.

CHAVIGNY, UATHILDE.

Quel cervean fêlé que cette femme! Vous choisissez blea

C'est TOUS qui avei voulu qu'elle moutil.

Je parierais que vous crojei que c'est madame de Bhinvitle qui a fait ma bourse.

Non, puisque voua me dites le contraire.

CBATIGMT.

Je suis sftr que vous le croyez.

El pourquoi en éles-vous sâr?

CHtYIGNT.

Parce que je connais votre caractère. Madame de Lérj est votre oracle ; c'est une idée qui n'a pas le sens «

Voilà un beau compliment que je ne mérite giuère.

CBAVIGNT.

Ohl mon Dieu, si; et j'aimerais tout autant vous voir franche li-dessus que dissimulée,

HITHILDB.

Hais si je ne le crois pas, je ne puis feindre de le croire pour vous paraître sincère.

Je vont dit que voui U croyez ; c'est écrit sur voire visage-

HATBfLDE.

S'il faut le dire pour vous satisfaire , eh bien! j'y consens; je le eroii'.

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