SCÈNE IV
CHAVIGNT.
Vous te crojei? et quand cela serait vrai, quel mal y aurai 141?
MjITBILOE.
Aucun , et par cette raison je ne vois pas pourquoi voua le nieriei.
CHAVKNY.
Je ne le nie pas ; c'est elle qui l'a faite.
Il K lipe.
Henri , ne me quittée pas ai
Qu'appelez- vous ainiif Sommes-nous Tâch^T Je ne vois là rieu quede-lrÉs-airaple; on me fait nne bourse, cl je la porte; vous demandez qui , et je vous le dis. Rien ne ressemble moine à nne querelle.
t ri )e vous demandais celte bourse, m'en feria-vom le
Peut-être; ft quoi vous serrirail^lle?
HATHILDE.
11 n'importe; je vous la demande.
Ce n'est pas pour la porter, je suppow? Je v< que vous en leriei.
HATHtLOE.
C'est pour la porter.
HtTHrLDE.
Pourquoi non? Voua la portez bien.
La belle raison! Je ne suis pas Temme.
lUTBILDE.
Eh bien I ti je ne m'en *er* pas^ je la jetterai t
CUTIGItT.
Ab! ah! voiu voili done enBn liaeére. Eh bien! très-«iacéremeot auni , je la garderai , si vow permettei.
V0D8 en êtes libre, anurémeot; mais je voua avone qu'il m'ml cruel de penser qae tout te monde sait qui vova l'« faite, et que vous ailes la montrer partout.
La montrer ! Ne dirait-on pas qae c'est an trophée ! Ecoutei-moi, je vous en prie, et laissez-moi votre main di
EU» Vembraiu.
M'aimei-Toug, Henri? Répondes.
Je vous aime , et je tous écoute.
MITHILDE.
Je vous jure que je ne suis pas jalouse; mais ù vous me donnes cette bourse de bonne amitié, je vous remercierai de tout mou cceur. C'est un petit échange que je voua propose, et je crois, j'espère du moins , que voua ne trouvères pas que vous j perdes.
CBAVIONT.
Voyons votre échange ; qu'estee que c'est?
HitTBILDE.
Je vais vans le dire, si vous y (enei. Hais si vous medonuiei la bourse auparavant, sur parole, vous me rendriez bien heureuse.
h ne donne rien sur parole.
HATHILDB.
Voyons, Henri, je vous en prie.
CflAVIGNY.
Non.
Eh bieni je t'en supplie à genoux .
CHiVICNT.
Levei-vous , Hathîlde , je vous en conjure i mon tour; vous lavei que je n'aime pas ces manières-là. Je ne peux pas souf* rrir qu'on s'abaisse , et je le comprends moins ici que jamais.
C'est trop iiuUter sur un enfoutillage ; si vous l'eiigiei sérieu' semeot, je jellenis cette bourse au'ieu moi-même, et je n'aura» qae faire d'échauge pour cela. Allons , tevei-voua , et n'en parlons plue. Adieu; à ce soir; je reviendrai.