SCÈNE V
HATHILDË , Hul«.
Puisque ce n'est pas celle-là , ce sers donc l'autre que je brûlerai.
EU« ea à ion HerUatn, et m tin la boum qu'éll» a faite.
PauTre petite, je le baisais tout à l'heure; et le gouviens-tn de ce que je te disais? Nous arrivons trop tard , tu le vois. Il ne veut pas de toi , et ne veut plus de moi.
Elle l'approche de la ctieminie.
Qu'on est folle de faire des rêvest ils ne se réalisent jamalB. Pourquoi cet attrait , ce charme invincible qui nous fait caresset* une idée? Pourquoi tant de plaisir à la suivre , à l'eiéeutir en secret. A quoi bon tout cela? A i^eurer ensuite. Que demande donc l'impitoyable hasard? Quelles précautions , quelles prières faut-il donc pour mener à bien le souhait le pins simple , la plus chétive espérance I Vous avez bien dit, monsieur le comie, j'insiste sur un enfantillage, mais il m'était doux d'y insister; et vous, si fier ou si infidèle, il ne vous eût pas coûté beaucoup de vous prêter k cet enfantillage. Ah I il ne m'aime plus , il ne m'aime plus. Il tous aime , madame de Blaiiiville 1
ElU pleura Allons ! il n'} but plus penser. JetoQS au feu ce hochet d'enbnt qui n'a pas su arriver aseei vite ; si je ie lui avais danné ce soir, Il l'aurait peut-être perdu demain. Ah ! sans nul doute, il l'aurait (ait; Il laisserait ma bourse traîner sar sa table, je ne sais où, daus ses rebuts, taudis que l'autre le suivra partout, tandis qu'en jouant, k l'heure qu'il est, li lA tire avec oifueil; je le vob l'étaler sur le tapis, et faire '^-
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MiiD«r l'or qu'elle renferme. Halheuremel je suis jaloiue ; il
me maoqnait cela poor me faire haïr.
EU» va jeter la botine au feu, et t'arrête. Mai» qu'as-tu fait? Pouiquoi le détruire , trisle ouvrage de mes mains? Il n'y a pas de ta faute; lu attendais, tu espérais auaùl Tes fraîches couleurs n'ont point pili durant cet entretien cruel; tu me plais, je sens que je t'aime; dans ce petit réseau fragile, il y a quinie jours de ma vie; ahl non , non, ta main qui t'a faite ne le tuera pas; je veux te coDeerver, je leul Caeheverj tu seras pour moi une relique , et je le porterai sur mon cœur; Ui m'y feras en mênw temps du Ineri et du mal; lu me rappelleras mon amour pour lui, son oubli, ses caprices; et qui sait? cachée à cette place, il reviendra peut-être t'y chercher.
Elle l'atteott et attache U ghmd gui man^udiC.