SCÈNE VHf
«UDIHE HE LÉBY.
Donnez-m'en.
ChmHgny u lève et remplil un« tane gu'it offre à madame de Léry.
C'est bon ; meltez ça là. Avons-oous un miDistére ce «oir? CRiivieHT.
Ce «ont de drôles d'aubergM qne ces ministères. On y entre et on en eort sans savoir pourquoi ; c'est une procession de marionnettes.
Prenez donc ce thé à votre tour; il est déjA ï moitié froid. Vous n'y avez pas mis assn de sucre. HeUez-m'en un ou
Comme vous voudrez, il ue vaudra rien.
MADAME DE LBRT.
Bien ; maintenant , encore un pea de lait.
ï:[es-vou8 satisfaite?
«AnAWE DE liRT.
Une ^utte d'eau chaude à présent. Est-ce fait? Donnez-moi
Vous croyez 7 En étes-voussûr?
Il n'y a pas le moindre doute.
KADASE DE LÉHT.
Et pourquoi ne vaudrail-il rien?
CBIV^GNV.
Parce qu'il est froid et trop sucré.
Eh bien! s'il ne vaut rien, ce thé, jetex-Ie.
Chavignj/ eit dAoul , tenant la loin, Hadamt de Liry le regarde «n riant.
HISIHE DE LÉBT.
Ah I mon Dieu , que vous m'amusez ! Je n'ai jamais rien vu de si mauMade.
CHÂTIGNT, impatienté^ vide la tattt âan* le ftu, pui* il *« promine à grandi pat , et dit avec humeur :
Ha foi , c'esl vrai , je ne suis qu'un sot.
Je ne vous avais jamais tu jaloux, mais vous l'éln comma un OUiello.
P«fl le moiusdu monde; je ne peui pas soulTrir qu'on ae d^ne, ni qu'on gène les autres en rien. Comment Toulei-v«us que je sois jaloux?
HtDiUIE OE LÉHT.
Par amour-propre , comme tout les maris.
Bahl propos de femme. On dit ; «Jaloui par amour-propre,» parce que c'est n ne phrase toute fiiile, comme on dit: ■ Votre Irés-humble serviteur, i Le monde est bien Bévére pour g«s pauvres maris.
HASIHE DE L^T.
Pas tant que p9or ces pauvres femmes.
Ob) mon Dieu, si. Tout est relatif. Peutnin permettre aus
femmes de vivre sur le même pied <fue nous? C'ot d'one
absurdité qui saute eui ;eui. Il y a mille choses Irés-graves
pour elles , qui n'ont aucnne importance pour un homme.
HUUHE DC Léav,
Oui , les caprices , par eiempjei
CHAVI«HT.
Pourquoi pas? Ëb bieni oui, les caprices. II est ccrtein qu'un bomrae peut en avoir, et qu'une femme...
En a quelquefois. Est-ce que vous croyez qu'une robe est un lalismau qui en préserve?
CaAVI&MT.
C'esl une barrière qui doit les arrêter.
A moins que ce ne soil un voile qui les «ouvre. J'eillenda marcher. C'esl Hathilde qui rentre.
■..■■i,-CÙHl«'^[c
Oh! que Doikf il u'est pasminuil.
Un domeitigvt entre, et n Ht. dt Chavignj/.
Qu'esl-ce que c'est? Que me veul-onï
LE DOMESTIQDE.
On vieni d'apporter cela pour H. [e comte.
Il *0Tt, Chavigny défait le paquet qui renferme la boune de Mathilde.
Esl«e encore DD cadeau qui tous arrive? A celte heare-ci, c'est un pen fort.
CHATtCNT.
Que diable est-ce que ça veut dire? Hë ! Francis , hé I qui est-ce qui a apporté ce paquet?
LB DOHEBTIQiie, rentrant.
Monsieur?
CUIVIGNT.
Qui est-ce qui a apporté ce paquet?
LE DOHESTIQDE.
Monsieur, c'est le porUer qui Tient de monter.
Il n'y a rien avec? Pas de lettre?
LE nOHESTIQDE.
Non, monsieur.
CHiTICNÏ.
Est-ce qu'il avait fa depuis longtemps, ce portier?
LB DOHESrnjlTE.
Non, monsieur; on vieutde le lui remettre.
CHiTIOiTT,
Qui le lui a remis?
LE nOMESTIQUE.
Monsieur, il ne »ait pas.
Il n« sait pas < Pcrdex-Tous la tAte? Est-c( ine femme?
CBAVIGNT.
st-c«qu'ilesU
n bas, ce domestique?
LE DOHESTigUB.
oa, monsieur
il est parti gur-le-cbamp.
CBIVIGHÏ.
n'a rien dit?