‹ Comédies et proverbesChapitre 300 sur 304 · SCÈNE VHf · texte numérisé non relu

SCÈNE VHf

«UDIHE HE LÉBY.

Donnez-m'en.

ChmHgny u lève et remplil un« tane gu'it offre à madame de Léry.

C'est bon ; meltez ça là. Avons-oous un miDistére ce «oir? CRiivieHT.

Ce «ont de drôles d'aubergM qne ces ministères. On y entre et on en eort sans savoir pourquoi ; c'est une procession de marionnettes.

Prenez donc ce thé à votre tour; il est déjA ï moitié froid. Vous n'y avez pas mis assn de sucre. HeUez-m'en un ou

Comme vous voudrez, il ue vaudra rien.

MADAME DE LBRT.

Bien ; maintenant , encore un pea de lait.

ï:[es-vou8 satisfaite?

«AnAWE DE liRT.

Une ^utte d'eau chaude à présent. Est-ce fait? Donnez-moi

Vous croyez 7 En étes-voussûr?

Il n'y a pas le moindre doute.

KADASE DE LÉHT.

Et pourquoi ne vaudrail-il rien?

CBIV^GNV.

Parce qu'il est froid et trop sucré.

Eh bien! s'il ne vaut rien, ce thé, jetex-Ie.

Chavignj/ eit dAoul , tenant la loin, Hadamt de Liry le regarde «n riant.

HISIHE DE LÉBT.

Ah I mon Dieu , que vous m'amusez ! Je n'ai jamais rien vu de si mauMade.

CHÂTIGNT, impatienté^ vide la tattt âan* le ftu, pui* il *« promine à grandi pat , et dit avec humeur :

Ha foi , c'esl vrai , je ne suis qu'un sot.

Je ne vous avais jamais tu jaloux, mais vous l'éln comma un OUiello.

P«fl le moiusdu monde; je ne peui pas soulTrir qu'on ae d^ne, ni qu'on gène les autres en rien. Comment Toulei-v«us que je sois jaloux?

HtDiUIE OE LÉHT.

Par amour-propre , comme tout les maris.

Bahl propos de femme. On dit ; «Jaloui par amour-propre,» parce que c'est n ne phrase toute fiiile, comme on dit: ■ Votre Irés-humble serviteur, i Le monde est bien Bévére pour g«s pauvres maris.

HASIHE DE L^T.

Pas tant que p9or ces pauvres femmes.

Ob) mon Dieu, si. Tout est relatif. Peutnin permettre aus

femmes de vivre sur le même pied <fue nous? C'ot d'one

absurdité qui saute eui ;eui. Il y a mille choses Irés-graves

pour elles , qui n'ont aucnne importance pour un homme.

HUUHE DC Léav,

Oui , les caprices , par eiempjei

CHAVI«HT.

Pourquoi pas? Ëb bieni oui, les caprices. II est ccrtein qu'un bomrae peut en avoir, et qu'une femme...

En a quelquefois. Est-ce que vous croyez qu'une robe est un lalismau qui en préserve?

CaAVI&MT.

C'esl une barrière qui doit les arrêter.

A moins que ce ne soil un voile qui les «ouvre. J'eillenda marcher. C'esl Hathilde qui rentre.

■..■■i,-CÙHl«'^[c

Oh! que Doikf il u'est pasminuil.

Un domeitigvt entre, et n Ht. dt Chavignj/.

Qu'esl-ce que c'est? Que me veul-onï

LE DOMESTIQDE.

On vieni d'apporter cela pour H. [e comte.

Il *0Tt, Chavigny défait le paquet qui renferme la boune de Mathilde.

Esl«e encore DD cadeau qui tous arrive? A celte heare-ci, c'est un pen fort.

CHATtCNT.

Que diable est-ce que ça veut dire? Hë ! Francis , hé I qui est-ce qui a apporté ce paquet?

LB DOHEBTIQiie, rentrant.

Monsieur?

CUIVIGNT.

Qui est-ce qui a apporté ce paquet?

LE DOHESTIQDE.

Monsieur, c'est le porUer qui Tient de monter.

Il n'y a rien avec? Pas de lettre?

LE nOHESTIQDE.

Non, monsieur.

CHiTICNÏ.

Est-ce qu'il avait fa depuis longtemps, ce portier?

LB DOHESrnjlTE.

Non, monsieur; on vieutde le lui remettre.

CHiTIOiTT,

Qui le lui a remis?

LE nOMESTIQUE.

Monsieur, il ne »ait pas.

Il n« sait pas < Pcrdex-Tous la tAte? Est-c( ine femme?

CBAVIGNT.

st-c«qu'ilesU

n bas, ce domestique?

LE DOHESTigUB.

oa, monsieur

il est parti gur-le-cbamp.

CBIVIGHÏ.

n'a rien dit?

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