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Je dis que je ne veut pas parler de lui , et j'en parle sans cesse. Il ; a de certaines choses, vois-ta; les mères ne s'en taisent que dans le silence éternel. Que mon fils efit été un débaurhë vulgaire; que le sang des Soderiui eût été pile dans cette faible goutte tombée de mes veines, je ne me désespérerais pas; mais j'ai espéré et j'ai eu raison de le faire. Ahl Catherine, il n'est même plus beau; comme une fumée malfaisante , la souillure de son cceur lui est montée au visage. Le sourire , ce doux épanouissement qui rend la jcnnesse '"mblable aui fleurs, s'est enfui de ses joues couleur de sou-
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fre, pour j laiMer grommeler u de tout.
Il esl encore beau quelquefois dans m mélancolie ëlrange.
Sa naisMUce ne l' appelait-elle pas au trâne? N'aurait-il pas pu j faire monter un jour avec lui la science d'un doclf ur , la pltu belle jeODCsee du mondtt, et couronner d'un diadème d'or tous mes songes chérisP Ne devai»-je pas m'atteodre A cela? Ahl Catlina, pour dormir tranquille, il faut n'avoir jamais fait ccrlaioB rêves. Cela est trop ci;uel d'avoir vécu dans un palais deft^,où murmuraient les cantiques desangta, de s'y être endormie, bercée par son fils, et de se réveiller dans une masure ensanglantée , pleine de débris d'orgie et de restes humains, dans les bras d'un spectre hideux qui vous tue en vous appelant encore du nom de mère.
Des ombres silencieuses commencent à marcher sur la route; rentrons, Uarie, tous ces bannis me font peur.
Pauvres gens 1 ils ue doivent qne faire piliél Ahlnepuisje voir un seul objet qu'il ne m'entre une épine dans le cœur? Ne puis-je plus ouvrir lea yeui? Hélasl ma Callina, ceci est encore l'ouvrage de LoreDio. Tous ces pauvres bourgeois ont eu confiance en lui ; il n'en est pas un , parmi tous ces pércs de famille chassés de leur patrie, que mon fils n'ait pas trahi. Leurs lellres , signées de leur nom , soat montrée* au duc. C'est ainsi qu'il fait tourner à un infâme usa[;e Jusqu'à la g)oriease mémoire de ses ateiii. Les républicains s'adressent i lui comme à l'antique rejeton de leur protecteur; sa maison leur est ouverte , les Stroui eux-mêmes y vienueut. Pauvre Philippel il j aura une triste fin pour tes cheveux grisi Ah! ne puis-je voir une fille sans pudeur , un malheureux privé de sa famille , sans que tout cela ne inc crie : Tu es la mère de nos malheurs! Quand serai-je là?
Elle frappt la lerre,
C*THEHINE.
Ha pauvre mère, vos larmes se gagnent.
Bllei M'Hoignent. — Le wletl ett eouehi. — Vn groupe dt bannit i» fitrmt ou miliai d'un champ.
Où allez-vous?
APise; et vous?
LE PREMIER
A Rome.
El moi fe Venise; en voilà deui qui vont h Ferrare; quo dnvieadrona-DOUS ainsi éloignés les una An autres?
vu QDtTRIÈHE.
Adieu , voisin , à dee temps meilleurs.
/( itn va.
Adieu ', pour nous, nous pouvons allier ensemble jusqu'à la eroii de la Vierge.
ArHv» JUaffio.
tt PREHIER BiNNI.
C'est toi , Uafllo? par quel hasard es-lu ici ?
HAPFIO.
Je suis des vôtres. Vous saurez que le duc a enlevé ma sceur; j'ai tiré l'épée; une espèce de tigre avec des membres de fer s'est jeté ù mon cou et m'a désarmé. Après quoi j'ai reçu l'ordre de sortir de la ville, et une bourse à moitié pleine de ducals.
Etta sœur, où est-elle?
Ou me Ta montrée ce soir sortant du spectacle dans une robe comme n'en a pas l'impératrice ; que Dieu lui pardonne! Une vieille l'accompagnait, qui a laissé trois deses dents à la sortie. Jamais je n'ai donné de ma vie un coup de poing qui m'ait fait ce plaisir-là.'
Qu'ils crèvent tous dans leur fange crapuleuse, et nous mourrons contents.
LB QUjtTKliiHE.
Philippe Strozzi nous écrira à Venise; quelque jour nous serons tous élonaês de trouver une armée à nos ordres.