‹ Comédies et proverbesChapitre 75 sur 304 · ACTE m, SCËNE 1. 1I · texte numérisé non relu

ACTE m, SCËNE 1. 1I

nous y niettoiH tout à l'enTere, ils doivent être bien accoutu- . niés h antre tapage. Je crois que tu pourras égorger Itealu koinmes dans ce corridor, et )es rouler sur ton plancher, sans qu'on s'aperçoive dans la maison qu'il s'y passe du nouveau. Si tu veui faire peur aui voisius, tu t'y prends mal. Us ont eu peur la première fois, c'est vrai; mais maintenant ils se contentent d'enrager , et ne s'en mettent pas en peine jusqu'au poiat de quitter leurs fauteuils ou d'ouvrir leurs fenêtres.

LORBnZO.

Tu crois?

Tu as un ennemi , maHre. Ne t'ai-Jc pas vu frapper du pied la terre, et maudire le jour de ta naissance? N'ai-je pas de* oreilles? Et , au milieu de toutes les fureurs , n'at-je pas entendu résonner distinctement nn petit mot bien net : la vengeance? Tiens, matire, crois-moi, tu maigris; — iu n'as plus le mot pour rire comme devant ; — crois-moi , il n'y a rien de si mauvaise digestion qu'une bonne haine. Est-ce que sur deux hommes au soleil il n'y en a pas tonjours un dont l'ombre gêne l'autre? Ton médecin est dans ma ga!ne ; laiase-moî te guérir.

71 Hn ion épès.

LOSENZO.

Ce médecin-lâ t'a-t-il jamais guéri , loi?

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