LA MARQUISE, \E DUC
C'est II
Des mois, dea mots, et rien de plus, u uaQuiaE.
Vous aMirea bammn, cela est « peu pour voua! Sacrifier lerepos de ses jours, la sainte chasteté de l'honneur] quelquefois BM eafanb mtntc; — ne vivre que pour un seul âtre au inonde ; se donner, enfla, se donner, puisque cela s'appelle
fM LOKENZACCIO.
■inu! Maie cela D'en vaut pas la petoe : h quoi bou écouter uno femme? uoe femme qai parle d'autre chose que de cbiffong el de liberlinage , cela ne se voit pas.
LB DDC.
Vous rtveiUiutéïeillée.
Oui, par le clell oui, j'ai Tait nn rêve} hélas! Im roi«BenU n'en font jamaiB : toutes les chimères de lears caprices h transforment en réalités, et leurs cauchemars eux-mémcHse changent en marbre. Alexandre! Aloiandre! quel mot que celui-là ; Je peui si je veui ! Ah ! Dien lui-même n'en sait pas plus : devant ce mol, les mains des peuples se joigneni dana une prière craintive , et le pftie troupean des hommes relient son haleine pour écouter.
LE DOC
N'en parlons plus, ma chère , cela est bUganl.
LÀ HARQCISE.
Être un ro! , aaîs-tu ce que c'est? Avoir au bout de son bras cent mille mains! Être le rayon de soleil qui sèche les larmes des hommes I être le bonheur et le malheur 1 Ahl quel frisson mortel cela donnel Comme il tremblerait, ce vieux du Vali' ^n, si lu ouvrais tes ailes, loi, mon aigloni César estai loinl la garnison l'est si dévouée. Et d'ailleurs, on égorge une armée et l'on n'égorge pas un peuple. Lejour où tuauras pour loi la nation tout entière , où tu seras la l£te d'un corps libre , où tu diras : Comme lu doge de Venise épouse l'Adriati^ue, ainsi je mets mon anneau d'or au doigt de ma belle Florenea,et ses enfants sont mes enfants... Ah! sais-tu ce que c'est qu'un peuple qui prend sou bienfaiteur dans ses bras? SaiS'tu «e que c'est que d'être porté comme un nourrisson chéri par le vaste océan des hommes? Sais-tu ce que c'est que d'être montré par un père k son enfant?
LE DUC
Je me soucie de l'impAt; pourvu qu'on le paye, que m'importe?
U MtHQDlSE.'
Hais enfin , on t'assassinera . — Les pavés sortiront de terre et t'écraseront. Ah ! la postérité I N'a»4u Jamais vu oeqiectre- ]£ au chevet do Ion liïî Ne l'es-tu jamais demandé ce que penseront de loi cent qHÎsontdans le venlrcdos livanl»? Et