ACTE QUATRIÈME
Entrent LE DUC et LOHENZO.
J'aurais voulu être là; il devait f avoir plus d'une face en colère. Hais je ne coni^is pas qui a pu empoisonner cette
LOBEMO.
Ni moi non plus; à moine que ce ne soit vons.
lE DUC.
Phib]^ doit être furie us 1 On dit qu'il est parti pour Venise. Dieu merci, me voilà délivré de ce vieillard ineupportable. Quant à la chère famille, elle aura la bonté de se tenir tranquille. Sais-tu qu'ils ont failli faire une petite révolution dans leur quartier? On m'a tué deui Allemands.
LOBENKO.
Ce qui me Sche le ping , c'est que cet honnête Salviati a
une jambe coupée- Aves-vons retrouvé voire cotte de mailles?
LE DUC
Non , en vérité; j'en suis ^ui mécontent que je ne puis
LOBEino.
MéBez-voue de Giorno; c'est lui qui vont l'a volée. Qna portes-TOOS i la place?
i,CÙHl«^[c
148 LOIlRtfACClO.
LE BBC.
Rien; je oe puis en supporter uoe autre-, il u'j en a pas d'atusi l^àre que celle-tà.
loisma.
Cela est fScheui pour vous.
LE DDC.
Tu ne me parles pas de ta taotc.
C'est par oubli, car elle tous adore ; ses yeui ont perdu le repos depuis que l'astre de votre .amour s'est levé dans son pauvr« cteur. De grim, sei^^eur, ayez quelque piUé pour elle; dites quand vous voulei la recevoir, et A quelle heure il lui sera loisible de vous sacriller le peu de vertu qu'elle a.
lE BBC,
Parle«-tu sérieusement?
LOBENZO.
Aussi sérieusentent que la Mort elle-même. Je voudrais voir qu'une tante à moi ne couchât pas avec vihib.
Oii pourrai -je la voir?
Dans ma chambre , seigneur; je ferai mettre des rideaui blancs à mon lit et un pot de réséda sur ma table; après quoi je coucherai par écrit sur votre calepin que ma tante sera en chemise à minuit précis , aQn que vous ne l'oubliiez pas après souper.
Je n'en ai garde. Peslel Catherine est un morceau de roi. Eh I dis-moi , habile garçon , tu es vraiment eût qu'elle viendra? Comment t'y es-tu pris?
Je vous dirai cela.
Je m'en vais voir au cheval que je viens d'acheter; adieu et àce soir. Viens me prendre après souper; naos irons ensemble k ta maison; quanti la Cibo, j'en ai par-dessus les oreilles : bits- encore, ij a (allu l'avoir sar le dos pendant toute la chasse. Bonsoir, mignon.
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