ACTE I, SCENE VI
cor leurs chevaux , leurs cirîens fidèles , lorsque j'ai respiré l'air embaumé do ftj|tin, qhe. votre image est venue rendre à mes yeigt pon habitation* plus belle et le jour.plus pur, mon cflQjur a palpité vivement ; il était plein de baftheur, de joie. Ces doueesiéjttotioifs m'inspiraient un mépris , un dégoût profond ppurde maudites manœuvres.,. Excusezmoi, je foéatts sur le&d£ngel* de votre agArition.
LA DUCHESSE. ' '
Que sert donc ce rendez -vous donné, cet entretien promis à quelq4t9*B*pi3blres àe notre conseil secret?
A rien , Madame* tayerspective éloignée du trône m'a cft$ord sçduit comme un sot; «tamtettant que je suis prêt à y monte^f e sens que je m'y tiendrais mal.
- Là 0UÛHESSE.
Quels étranges 6eç|Jfcensi
fc& DUE. * .
Ils vdus paraissent bien rampans , bien vulgaires : mais que fifre d'un homme emmffilloté dans tous les préjugés , qui crsdte les divisions, qui aime lé irepos, la vertu, sa patrie efrsa fenfcie'eofnme un bon bourgeois de Lisbonne? Poyr vous qui avez Mie tète forte, ceUrvous feft pitié , je le vois. Là , en bonne foi , suis-je de caractériel à former degifriyties ? Iftei à l'exéetation , je ferai , si je m'en mêle , aÉe quantité de maladresses, et comme il y va de la tête. . .
# LA- DUCHESSE
Et comme infailliblement vous la risquez en vou* endormant au lieu d'agir...
LE DUC
M31& et mille difficultés se présentent. . .
20 PINTO
LA DUCHESSE
Ainsi votre esprit s'environne de toupies obstacles qu'il se crée ; et si vous n'en aviez de véritables à surmonter, où serait la gloire de l'entreprise ! Mais il n'est point de périls dont votre courage s'étonne ! Que m'objectez-vous donc? Les dispositions du peuple? elles sont tournées en votre faveur. La surveillance du secrétaire d'État? ëllerest trompée par l'activité de Pinto. Les partis qui divisent l'empire? ils sont prêts à s'unir pour vous contre la tyrannie castillane. Vos amis vous servent en avtipgles.' Dites tin mot, tous les bras sont armés ; cependant quelle est votre indolence l-elle vous livre à vos enneipb, à la risée d'une cour qui vous flatte pour vous attirer et vous perdre. Le secretaire d'Etat Vaseonç&llos est trop habile pouroi'avoiir pas d'avance forgé les chaînes qui vous attendent à Madrid. Peut-être. . . oui , votre mort peut-êû^-est résolue. Au point où vous voilà , choisissez , de régner ou de périr.
LE DDC
Eh bien ! je périrai s'il le fout ; mais je nentrfcinemi pas dans ma ruine des amis , «ne épouse et ma fille. Madame, non , vos craintes ne sont pas des argumen*s. Je ne m'engagerai pas dans ce .dédale d'intriguts. . . Que gagnerai-je à cela?. .. Jqpiais plus brillante-destinée ne second* les désirs d'un homme. Né dans un rang illustre , riche des revenus de provinces entières, universellement «jtinré, chéri, en* touré des heureux que je fais , heareux moi-mêuie , ma vie est un continuel enchaînement d'honneurs acquis et de tranquilles jouissances. Que faut-il de plus ?. J'échangerais ma douce existence contre un vain titre de roi? Je frayerais ma route à travers les haines , les ruses , les bassesses , les