ALMADA, MELLO ET MENDOCE
Monsieur!...
l'archevêque.
Arrêtez, audacieux!... La citadelle peut foudroyer la ville. . . On ne cédera pas à des factieux qui , ce soir même, seront châtiés sévèrement!... Encore une fois, messieurs les brigands....
ALMADA.
Imprudent! taisez -vous. Apprenez que je n'ai qu'à grand'peine obtenu votre grâce.... Taisez-vous, si vouf aimez la vie.
l'archevêque.
Comment?... comment donc?... Mais vous, monsieur l'officier, et vous, sentinelles, est-ce ainsi que vous faites votre devoir ! ... Deviez-vous laisser forcer votre consigne par ces perturbateurs , et leur permettre ainsi l'entrée du palais? Je cours de ce pas avertir la vice-reine.
ALHADA.
Vous êtes ici aux arrêts, de par le roi. . .
l'archevêque.
Quoi?... du roi d'Espagne.
ALMADA.
Non , du roi de Portugal , duc de Bragance.
l'archevêque.
Quoi! ces gardes-là?...
Sont les siens.
l'archevêque.
Et moi , qui , sans m'en douter, prenais le soin de les poser moi-même ! . . •
ALHADA.
C'est le roi de Portugal dont la bonté nous charge de vous retenir, pour votre salut.
l'archevêque.
Ah! ah!... Comme les choses ont donc tourné!... Ce que c'est que les révolutions ; tout s'est fait autour de moi sans que je m'en aperçusse!... Diable!... Mais d'où viennent encore ces gens- ci? Veut -on m'environner d'assassins?
•cijtrx Bouxxim.
les mehss, LE CAPITAINE FABRIGIO, SANTO-