‹ Comédies historiquesChapitre 135 sur 260 · SCÈNE PBEHliEZ · texte numérisé non relu

SCÈNE PBEHliEZ

ANNE D'AUTRICHE et MADAME DUFARGIS.

aune arrangeant une corbeille de fleurs.

Madame Dufargis , trouvez-vous ces fleurs belles?

MADAME DUFARGIS.

Si Votre Majesté... vraiment... les juçe telles... Son goût toujours exquis...

ANNE

Parlez , c'est un cadeau. . .

MADAME DUFARGIS.

Modeste.

ANNE

De quelqu'un que j'aime.

Ah ! qu'il est beau !

202 * RICHELIEU

On ne peut trop louer les mains industrieuses Dont l'art...

ANNE

C'est un travail de mes religieuses.

La mère de Milli m'offrait ce présent-là , Quand votre avis secret... Mais coûtez-moi cela. On vous épiait donc proche du Val-de-Grace?

MADAME DUFARGIS.

Les gens du cardinal , sans doute.

ANNE

Quelle audace J Peu m'importe ! Mon cœur lui voue un tel mépris... Les ravissantes fleurs ! Quel brillant coloris !

• , MADAME DUFARGIS.

Charmant !

ANNE

Grâce à l'effroi qui toujours l'accompagne, Marillac n'a donc vu l'ambassadeur d'Espagne , Ni le docteur Vautier ?

MADAME DUFABGIS.

Eh, non* Le médecin Attendait Bassompierre et lui chez le devin ; Je marchais avec eux ; moi , je suis aguerrie ; Le garde des oiseaux de la reine Marie , Grasseau, nous devançait ; il éteint en chemin Le fallot que portait un vieil homme en sa main. C'est là, vous ai-je dit, que...

ANNE

Parlons d'autres choses. . .

Où mettrai-je ces fleurs?... Séparez-en les roses?

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