SCÈNE PBEHliEZ
ANNE D'AUTRICHE et MADAME DUFARGIS.
aune arrangeant une corbeille de fleurs.
Madame Dufargis , trouvez-vous ces fleurs belles?
MADAME DUFARGIS.
Si Votre Majesté... vraiment... les juçe telles... Son goût toujours exquis...
ANNE
Parlez , c'est un cadeau. . .
MADAME DUFARGIS.
Modeste.
ANNE
De quelqu'un que j'aime.
Ah ! qu'il est beau !
202 * RICHELIEU
On ne peut trop louer les mains industrieuses Dont l'art...
ANNE
C'est un travail de mes religieuses.
La mère de Milli m'offrait ce présent-là , Quand votre avis secret... Mais coûtez-moi cela. On vous épiait donc proche du Val-de-Grace?
MADAME DUFARGIS.
Les gens du cardinal , sans doute.
ANNE
Quelle audace J Peu m'importe ! Mon cœur lui voue un tel mépris... Les ravissantes fleurs ! Quel brillant coloris !
• , MADAME DUFARGIS.
Charmant !
ANNE
Grâce à l'effroi qui toujours l'accompagne, Marillac n'a donc vu l'ambassadeur d'Espagne , Ni le docteur Vautier ?
MADAME DUFABGIS.
Eh, non* Le médecin Attendait Bassompierre et lui chez le devin ; Je marchais avec eux ; moi , je suis aguerrie ; Le garde des oiseaux de la reine Marie , Grasseau, nous devançait ; il éteint en chemin Le fallot que portait un vieil homme en sa main. C'est là, vous ai-je dit, que...
ANNE
Parlons d'autres choses. . .
Où mettrai-je ces fleurs?... Séparez-en les roses?