ACTE II, SCÈNE IV
sein çuATaxÈaix.
les précédens, RICHELIEU, LE CAPUCIN JOSEPH.
LOUIS
Monsieur le cardinal , je vous ai fait mander.
RICHELIEU
Sire , je l'ignorais ; et si j'ai pu tarder De me rendre soudain près de votre personne , Que Votre Majesté m'entende et me pardonne.
Ce matin , on m'écrit que le duc d'Orléans Me demande à dîner en ma maison des champs , Qu'un nombreux domestique , envoyé par avance , S'en vient pour m'épargner quelque folle dépense : Instruit par ce billet , et prompt à me lever, Je sors ; et chez le duc m'empressant d'arriver , Je cours à sa bonté faire un reproche extrême De me ravir l'honneur de le traiter moi-même : J'ajoute qu'un devoir m'appelant chez mon roi , Je le laisse à son gré libre et maitre chez moi. Ainsi j'épargne un crime aux gens de son altesse. bjlssompierre , bas à la reine et aux siens.
La mèche est éventée.
le capucin joseph au cardinal.
Ils sont dans la tristesse.
louis.
J'avais de votre absence un déplaisir secret.
218 RICHELIEU
vautier avec un sourire contraint.
Vous vous portez très-bien ?
RICHELIEU
Mieux que ne îe voudrait Quiconque hait du roi le fidèle service.
MARILLAC
Ici , Sa Majesté vous rendait bien justice !
Votre Eminence était l'objet de l'entretien : On disait que. l'Etat n'avait pas de soutien Qui rendit de Louis le nom plus. respectable , Que de vos fonctions le faix épouvantable A trois ministres même aurait de quoi peser.
Le roi.... dans les hasards.... tremblait à supposer Qu'un ennemi de tous , par quelque perfidie , Qu'un excès de fatigue , ou quelque maladie , Ravit à son conseil vos diligens secours....
11 nous a fallu tous par de sages discours Rassurer sa tendresse.
Richelieu amèrement.
Ah ! je vous remercie.
Sire , je suis payé des travaux de ma vie , Puisque mon souverain daigne les estimer.
MADAME DUFARGIS.
Monsieur de Marillac excelle à résumer.
LOUIS
Père Joseph , salut ! voulez-vous quelque chose ?
LE CAPUCIN JOSEPH
Oui , vos dons pour le pauvre ; et que Dieu me dispose, Sire , à vous devenir utile , et , si je puis , A garder sans péché l'humble état où je suis.