‹ Comédies historiquesChapitre 166 sur 260 · AUNE · texte numérisé non relu

AUNE

Moi, Sire 9 j'attendais, de votre honneur jalouse, Les égards qui sont dus au rang de votre épouse.

Ah ! fort bien : vous blâmez qu'un mandat de ma main Arrête un juif maudit , rebut du genre humain , De qui l'art diabolique en ce lieu développe Les secrets de l'enfer , et tire un horoscope Contre moi, contre un homme enfin que je chéris Et placé le premier entre mes favoris.

MARIE

Eh ! nommez-le, mon fils , sans m épargner la peine

D'entendre encor ce nom qui révolte ma haine I

Comprimez , déchirez nos cœurs humiliés i

Sire , nommez cet homme , et lui sacrifiez

Et mère, et femme, et frère, et royaume, et vous-même.

LOUIS

Oui, Richelieu , lui seul, soutient mon diadème : C'est pour me le ravir que le duc d'Orléans Contre ce serviteur fait conspirer ses gens ; Madame de Conti trempe en cet artifice Que tout autre qu'un prince eût payé d'un supplice.... Oui , Madame , il est temps de ne rien déguiser , Mon frère se promet....

ANNE

Quoi?

LOUIS

De vous épouser.

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