‹ Comédies historiquesChapitre 17 sur 260 · LE MIC · texte numérisé non relu

LE MIC

Ils doivent s'y attendre.

pinTo brusquement. , f

Morbleu! Monseigneur, si nous succombons, laisseznous pendre ; inais si nous l'emportons. . .

le duc, irrité.

Qu'oserez»vous?

* PINTO

Vous proclamer en dépit de ipNlémç.

LE DUC

Vous extravaguez... ou plutôt, pris mr ma facilité dans vos pièges , je peftds l'aimable douceur , les-délices d'une vie égale , riante et paisible.

PINTO

Eh 1 les agitations de la vie domestique ont-eUes rien qui ne soit comparable à celle où vous entrez? Pour le but , quelle différence ! Là , le présent qui nous échappe ; ici , l'avenir qui nous reste. Que les festins, la dansé,, le jeu réclament nos veiÉès, nous les consumons en fatigues, comme pour les plus grands travaux.; qu'une contestation s'élève sur nos droits lésés, sur nos biens ravis, sur notre rang disputé, aussitôt la chicane, les arrêts, les appels nous accablent & soucis et dévorent notre existence. N'aspirons-nous qu'au doux avantage de- plaire au beau sexe, autre enfer ! Les soins ,' les rivalités , les soupçons jalon* , les duels, le meurtre, le poison, fondent sur les malheureux amans comme sur des candidats politiques. Quel plaisir pur et trancprille ici-bas? Celui'de forcer à la chasse des ani-

Page 1