‹ Comédies historiquesChapitre 172 sur 260 · JLES MÊMES ET RICHELIEU · texte numérisé non relu

JLES MÊMES ET RICHELIEU

LOUIS

Paraissez , cardinal : ma mère m'a promis Qu'elle vous compterait au rang de ses amis , Et que de ses soupçons le malheureux nuage Passerait sans retour.

MARIE

Je promets davantage , Monsieur le cardinal : oui , mon cœur, grâce au ciel , De la haine jamais ne snt nourrir le fiel.

Prenez-en pour garant la main que je vous donne*

Richelieu lui baise la main.

Je promets de vous rendre auprès de ma personne Les droits que votre esprit , vos rares qualités , Votre zèle constant ont jadis mérités, La rancune me pèse et j'étais affligée..*.

Richelieu lui baise encore la main avec plus de respect.

Oui , baisez cette main. Vous m'avez outragée , Moi qui seule, hâtant vos progrès surprenans , Vous frayai le chemin des postes éminens.

Elle se tourne vers le roi avec tendresse.

Ce rapprochement, Sire, ai-je assez de faiblesse? M'émeut jusqu'à verser des larmes d'allégresse. Jugez quelle je suis ! doit-il si follement M'accuser désormais d'un noir ressentiment.

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