‹ Comédies historiquesChapitre 196 sur 260 · ACTE V, SCENE VIII. SOI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VIII. SOI

Fidèle à mes traités, en rien je ne me mêle Aux conspirations qu'il renverse aujourd'hui. Je le hais , mais n'agis ni pour ni contre lui. Si pourtant vous craignez des embûches traîtresses, Si vous quittez ces murs , que dans mes forteresses L'auguste Médicis trouve un rempart certain.

Car, pour lui préférer un ministre hautain , Pour souffrir de ses droits qu'elle soit dépouillée , Ma vieille épée encor n'est pas assez rouillée.

VARIE

Que mon ame jouit d'un si beau dévoûment !

Il me comble d'espoir et d'attendrissement 2

Dieu me garde sur vous d'attirer la tempête...

Ah! Madame... ah! ma fille, adieu !... Mon cœur, ma tête,

Sont en délire... Adieu 1 je pars dès ce moment ,

Et je protesterai devant le parlement ,

Devant les échevins et les maires de ville,

Contre le scélérat qui m'opprime , m'exile,

Et redoublant les maux que j'ai peine à souffrir,

M'ôte mon médecin pour me faire mourir.

Elle sort avec le due.

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