‹ Comédies historiquesChapitre 21 sur 260 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

SANTONELLO.

Le tien inscrit au tribunal du saint office.

PINTO

enragés!.- . O enfer!... Vous alliez chez cette femme, capitaine , pour vous distraire et boire ?. . . et vous , pour l'intérêt de son salut?

SANTONELLO.

Hélas! oui, j'espérais la...

PINTO

La convertir.

LE CAPITAINE

Moi , j'allais. . .

PINTÔ.

La consoler de quelque chagrin. Hé ! qu'y a-t-il , je tous prie, de plus louable que de soulager l'infortune et de purifier lame d'une jeune personne ? (bas au capitaine.) Il ne vous sied pas de vous fâcher contre un moine, et l'habit de son ordre vous commande des ménagemens. ( bas au cordelier. ) Votre religion vous défend ces violences , et vous devez absoudre ces sortes de passions dans un homme de son état. Allons, allons, embrassez-vous cordialement.

LE CAPITAINE

Si je n'étais pas l'agresseur. ...

SANTONELLO.

Si je n'étais pas l'offensé. . .

LE CAPITAINE

Si ce n'était en faveur de Pinto...

SANTONELLO.

Si ce n'était au nom du Dieu de paix...

PINTO

Hé! là! là! que cette embrassade enveloppe la procédure!

LE CAPITAINE

Sans rancune , mon révérend.

SANTONELLO.

Ainsi soit-il, mon fils !

PINTO

Bon présage dé négociation , que d'avoir réconcilié un militaire et un moine irrités. Où diantre m'étais-je fourré?. . . Ah !je vous attendais, Messieurs.

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