‹ Comédies historiquesChapitre 212 sur 260 · ACTE I, SCENE Vil · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE Vil

Comme un autre. Phéax et Nicias sont ses adversaires. Depuis quelque temps, je fomente patrktoquemeni la haine entre ces trois concurrens. Aujourd'hui , la querelle se décide. J'ai harangué , moi ! Citoyens!.... on court, on se coudoie, on s'amasse, on se presse ; la foule grossit autour d'Hypperbolus. — Vive Hypperbolus! Hypperbolus va parler, se dit-on; les chut i les paix là ! paix !.... — Citoyens! m'écriai-je de nouveau : n'êtes-vous pas fatigués d'entendre toujours dans vos assemblées les noms d'Alcibiade et de Nicias? Le pouvoir qu'ils ont usurpé ne vous fait-il pas ombrage ? Prenez garde! Hypperbolus vous avertit : leur puissance s'accroît ; si vous n'y mettez ordre , ces grands-là deviendront de petits Pisistrates. Défaites-vous de ce Nicias qui fait montre de ses vertus et de cet Alcibiade qui fait parade de ses vkses. Défendons les mœurs, la morale publique et privée : sans les bonnes mœurs , point de bonnes lois ! bannissez-le : bannissez Nicias : chassezles. Convoquez t Ostracisme ! la bonne loi! loi salutaire! loi populaire !.... (C'est Je grand mot. ) Elle vous a même délivré d'Aristide : il «tait trop juste pour mener vos affaires du train dont elles vont., «t pour aie pas <étre détesté. Le feu prend moûts vite aux étoupes que ma harangue dans les esprits. La multitude crie : L'Ostracisme ! t Ostracisme ! et les Archontes, obéissant à ce vœu , l'ont convoque pour ce jour même.

TflEOCLES.

Puisses-tu nous avoir menti , selon ta coutume !

HYPPERBOLUS.

Aujourd'hui jugé sur nos coquilles , demain parti , et

Naïs sera veuve, après demain, heim! heim! heim....

Finiras-tu de nous aboyer , vieux Cerbère?

Elle me reviendra , ha ! ha ! la petite Naïs me reviendra, ha ! ha ! ha l la chère Naïs me reviendra, ha ! ha ! ha....

théoclès.

Tiens , ose la réclamer soudain en face de mon maître qui s'avance.

HYPPERBOLUS.

Ouiche!... sauvons-nous.

Il s'enfuit.

SOÉVE HUITIÈME.

ALCIBIADE, NAÏS, THÉOCLÈS, ALMONÉE.

THEOCLES.

O mon maltrel je te présente Naïs. (à voix basse.) Que je sois le plus malhabile de tes émissaires si tu ne la trouves disposée à t'aimer après les éloges que je lui ai faits de tes vertus. . . . séductrices.

ALCIBIADE

Par Jupiter ! elle me paraît plus belle qu'à la première vue ! Le maintien , les grâces modestes d'une nymphe de Diane.

théocles à part.

Il en voudrait déjà faire une Calisto.

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