ACTE II, SCÈNE IV
ennemi des hommes droits et du peuple, que rusé partisan des fripons et de la canaille.
HYPPERBOLUS.
Qui est celui-là ?
ALCIB1ADE.
Cherche , devine.
HYPPERBOLUS.
Aristophane, peut-être; parce qu'il a décrié ton Socrate dont l'esprit se perd dans les nuées, ou bien parce qu'il a personnifié le bon peuple en vieil imbécile , gourmand et radoteur , dupé , volé, rossé par ses propres intendans qui lui font accroire mille sottises. Ce portrait-là n'est pourtant pas mal ressemblant : demandes aux spectateurs.
PHÉAX.
Son allégorie ne figurait que la populace et ne satirisait pas le vrai peuple , industrieux et respectable,
HYPPERBOLUS.
On donne trop de libertés à son effronterie en tolérant qu'elle peigne les vices de son temps. La comédie ne doit draper que les ridicules du temps passé , afin que personne ne s'y reconnaisse ; car les sots n'osent rire de ce qui les atteint.
PHÉAX.
Voici le misanthrope Timon.