‹ Comédies historiquesChapitre 232 sur 260 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

noms et les traits des mortels que vous divinisez dans nos places et dans nos temples. Le culte vous doit en partie sa majesté , les Etats leur splendeur, les vertus l'hommage du peuple , les héros leur simulacre impérissable. Ce que vous créez dure plus long-temps que les ouvrages de la nature. Les hommes passent en quelques années , vos statues leur survivent au-delà des siècles. Leucippe, Leucippe, réveille-toi! sors de ta langueur. J'exige que tu te rendes en ma maison au sortir de notre assemblée. Qui sait si ma munificence ne te procurera pas les moyens de recouvrer la maltresse que tu regrettes?

Se pourrait-il?... OAlcibiade! les charmes que tu répands sur tes demandes en font des lois pour nous.

timon à part.

Comme il cajole ce sculpteur de qui l'art perpétue ces prétendus héros ! N'est-ce pas assez du supplice de voir leurs mines durant leur vivant?

phéax.

Grâce aux dieux i voici les Archontes.

BOiVE HUITIEME.

les mêmes, LES ARCHONTES, foule de citoyens.

Les neuf magistrats passent au milieu du peuple qui se range , et ils vont s'asseoir sur leurs sièges qu'entoure la multitude.

HYPPERBOLUS.

Bon ! la querelle sera bientôt vidée. Tous nos pelotons

sont en présence. Trois factions rangées; partis contre partis.

TIMON

Dites clientelles contre clientelles.

THSOGLÈS.

On va donc savoir quel est le vœu du peuple !

TIMON

Non , celui du patronage.

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