‹ Comédies historiquesChapitre 250 sur 260 · SCENE SEPTIEME · texte numérisé non relu

SCENE SEPTIEME

ALC1BIADE, NAIS.

ALCIBIA.DEU

Nais , et vous et votre Leucippe, vous m'avez méconnu , vous m'avez offensé par votre acte soupçonneux. .

NAIS

Pourquoi ces ordres de me dérober aux yeux de mon amant? Que pouviez-vous méditer ?

ALCIBIADE

Avez-vous l'œil des dieux pour pénétrer dans le secret du cœur des hommes? Le mien ne résistera pas à l'envie de vous punir l'un et l'autre : car mon défaut principal, c'est d'être un peu vindicatif. Placez-vous derrière ce rideau , tandis que j'entretiendrai votre Leucippe : demeurez-y muette , immobile ; ne tentez pas de soulever cette barrière , et qu'il ne vous échappe pas une exclamation , pas un soupir , quelque chose que je lui dise ou lui fiasse redouter de mon courroux. A cette condition , je vous pardonne : autrement , je vous sépare à jamais. N'oubliez pas quelle est ma puissance* Je vais au devant de lui : cachezvous là.

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