‹ Comédies historiquesChapitre 256 sur 260 · ACTE III, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE X

nerez pas de représenter pour votre plaisir et pour votre gloire.

ALCIBIADE

Je ne vous laisse pas le choix du sujet qui m'agrée le. plus , et je me réserve , sur ce point , le mérite de l'invention. Il ne vous est permis que de vous décider entre deux alternatives : ou de vous exposer à toutes les rigueurs de ma haine ; on d'accepter le bftut prix que je meta à votre complaisance.

Euçsiez-vous à m'offrir des milliers de talens d'or et les vases les plus rares , je n'en serais pas tenté.

ALCIBIADE

Si les richesses ne vous éblouissent point , la volupté vous amollira. Écoutez , Leucippe : de ce côté , vos regards seront frappés de la plus douce récompense qu'un mortel puisse vous promettre. De cet Mitre , sera le modèle charmant , dont je réclame une image consacrée par vos talens, afin qu'elle survive même au plus constant amour. Décidezvous ; une jeune et belle personne attend votrç réponse.

LEUCIPPE

Me jugez-vous infidèle comme vous l'êtes ?

ALCIBIADE

Votre salaire est là , vous vous rendrez.

LEUCIPPE

Jamais.

N'en jurez pas.

Je le jure.

ALCIBIADE

LEUCIPPE

ALGIBIADE.

Eh bien i parjurez-vous en regardant votre charmante récompense.

Il tire le rideau qui couvre Hypperbolus.

LEUCIPPE

Qu'est-ce là ?

ALCIBIADE

' Que vois-je ? Quoi ! ce coquin d'Hypperbolus !

LEUCIPPE

Quelle indigne raillerie!... La belle récompense! En effet, Âlcibiade, la récompense des arts, c'est la calomnie.

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