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LA PREMIÈRE ÉDITION, PUBLIÉE EN

La comédie de Pinto, composée il y a plus de deux ans, est la première en ce genre.

Je l'ai faite en vingt-deux jours, dans l'intervalle de longs travaux de poésie. On peut n'être pas de l'avis du Misanthrope, qui pense que le temps ne fait rien à l'affaire. Si j'eusse mis plus de temps à écrire cet ouvrage, le style en serait meilleur ; mais la nouveauté de mon entreprise rendant sa réussite très-douteuse, m'exposait à regretter des soins inutiles, et je n'ai pas voulu les prendre.

Il eût été facile de bâtir sur la conjuration du duc de Bragance un drame bien triste, dont le succès n'eût pas été disputé.

Ma seule ébauche de quelques portraits historiques

me prouve que de grands tableaux en ce genre produiront un effet théâtral, digne de la scène comique. J'espère un jour en convaincre ceux même qui m'attaquent toujours, parce que je ne me défends jamais.

J'ai voulu présenter au public le spectacle des mouvemens intérieurs d'une conjuration, non l'appareil extérieur d'un fait héroïque qui eût ébloui le vulgaire. Mon dessein était de montrer que les intrigues politiques font quelquefois descendre les plus hauts personnages aux dernières bassesses.

Les hasards étrangers au sujet principal, servent dans mon plan à prouver que la réussite des conspirations dépend de mille circonstances impossibles à prévoir.

Le personnage de Lopez Ozork), homme sansmœurs^ m'a beaucoup servi ; un Espagnol tendre et respectueux n'aurait pu tenter l'entreprise nocturne qui jette en un si grand péril la famille de Bragance.

J'ai introduit un moine, parce qu'il rappelle les mœurs du pays où se passe l'action ; je lui ai donné des vices, parce qu'un honnête religieux ne se mêle d'aucune intrigue.

L'archevêque de Bragues n'est point avili par sa

crédule sécurité au milieu des dangers qui l'environnent; il n'est que comique. Qui n'a vu de ces hommes dont la confiance s'endort sur les appuis de leur pouvoir comme sur un lit dont les ais sont prêts àserompre? Beaucoup de gens d'esprit ne se sont réveillés qu'après les secousses.

L'ignorance m'a reproché d'avoir dégradé le ministre : Vasconcellos fut un oppresseur de tous les ordres de l'État, qui égorgea la noblesse portugaise; un lâche qui, au moment de ses périls, se cacha sous un tas de papiers, au fond d'une armoire.

On s'est efforcé de comparer Pinto à Figaro. Le barbier parle sans cesse, frès-spirituellement, pour obtenir une dot ; Pinto dit peu de chose, et donne un royaume à son maître. Quels rapports trouve-t-on entre ma comédie et celle du célèbre Beaumarchais ?

frS&SOVM'AGfca.

LE DUC DE BRAGANCE? Monvel.

M*^ e CONTAT

LA DUCHESSE DE BRAGANCE. 1 n 7/

M»« Vanhove.

LA VICE-REINE DE PORTUGAL. M"« Mars aînée,

MADAME DOLMAR , dame de compagnie de la

vice-reine. M 14e Devienne.

PINTO, secrétaire du duc de Bragance. Talma.

LOPEZ OZORIO, amiral espagnol. M. Baptiste aîné.

VASCONCELLOS, secrétaire d'État. M. Alex. Dura..

L'ARJCHEVÊQUE DE BRAGUES. Dwgazon.

MELLO, conjure. La cave.

MENDOCE, conjuré. Després.

ALMADA, conjuré. M. Damas.

AL Y ARE, gentilhomme portugais. Dupont.

LEMOS , négociant juif. M. Baptiste cadet.

FLORA CATHARINA , fille du duc de Bragance. M iie Mars cadette.

LE CAPITAINE FABRICia Michaut.

SANTONELLO , cerdelier. Grandménil*

FRANCISQUE, officier des gardes de la vice-reine. Florence.

PIETRO, valet de Pinto, muet. Larochelle.

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