SCÈNE TEOI8IEME
LE DUC , MADAME DOLMAR , ALVARE , PINTO , DON A FLORA CATHARIN A , une dame de compagnie.
PINTO
Monseigneur, nous précédons madame la duchesse.
flora au duc.
Que j'avais hâte de vous revoir, Monsieur I
le duc.
Embrasse-moi, ma fille. O mes amis ! voilà mon orgueil, mes délices. Charmante modestie ! elle cherche un refuge dans mon sein, contre un embarras qui l'honore... Ditesmoi si toutes les vanités de la terre valent ces plaisirs que me prodigue la nature?
14 P1NTO.
FLORA
J'ai bien souffert de votre longue absence, et vous nous quittez encore, m'a-t-on dit?
Peu de temps , j'espère.
FLORA
Conduisez-nous en Espagne, Monsieur; ne nous séparez pas de vous.
LE DUC
Je ne le puis.
FLORA
Et vous dites aimer votre fille !
LE DUC
Plus que ma vie.
MADAME DOLMAR
Aimable enfant !
flora à madame Dolmar.
Joignez-vous à mes prières. . . Reprochez-lui sa dureté. . . Il nous abandonne, moi, ma mère... J'en ai pleuré toute la nuit.
ALVARE
En effet , si le vœu du roi vous appelle, pourquoi fixer votre famille à Lisbonne ?
« FLORA
C'est ce que je dis.
MADAME DOLMAR
Consentez et emmenez-la : ce voyage ne sera plus pour vous qu'une partie de plaisir
FLORA
Madame a raison.