‹ Comédies historiquesChapitre 8 sur 260 · SCÈNE TEOI8IEME · texte numérisé non relu

SCÈNE TEOI8IEME

LE DUC , MADAME DOLMAR , ALVARE , PINTO , DON A FLORA CATHARIN A , une dame de compagnie.

PINTO

Monseigneur, nous précédons madame la duchesse.

flora au duc.

Que j'avais hâte de vous revoir, Monsieur I

le duc.

Embrasse-moi, ma fille. O mes amis ! voilà mon orgueil, mes délices. Charmante modestie ! elle cherche un refuge dans mon sein, contre un embarras qui l'honore... Ditesmoi si toutes les vanités de la terre valent ces plaisirs que me prodigue la nature?

14 P1NTO.

FLORA

J'ai bien souffert de votre longue absence, et vous nous quittez encore, m'a-t-on dit?

Peu de temps , j'espère.

FLORA

Conduisez-nous en Espagne, Monsieur; ne nous séparez pas de vous.

LE DUC

Je ne le puis.

FLORA

Et vous dites aimer votre fille !

LE DUC

Plus que ma vie.

MADAME DOLMAR

Aimable enfant !

flora à madame Dolmar.

Joignez-vous à mes prières. . . Reprochez-lui sa dureté. . . Il nous abandonne, moi, ma mère... J'en ai pleuré toute la nuit.

ALVARE

En effet , si le vœu du roi vous appelle, pourquoi fixer votre famille à Lisbonne ?

« FLORA

C'est ce que je dis.

MADAME DOLMAR

Consentez et emmenez-la : ce voyage ne sera plus pour vous qu'une partie de plaisir

FLORA

Madame a raison.

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