‹ Comédies historiquesChapitre 80 sur 260 · C£V£ VINGTIEME · texte numérisé non relu

C£V£ VINGTIEME

PINTO, PIÉTRO

PINTO

Massacre ! malédiction i Eh bien ! eh bien ! monsieur

le duc, je l'ai craint, je l'ai dit... un coup de votre tête ,

une frêle circonstance... nous sommes ruinés, noyés ,

• égorgés. ... Et toi , toi planté comme une perche , que

dis-tu ? Parle , parle.

piÉtro le repoussant.

He! hé....

PINTO

Oh ! le chien d'homme ! l'enragé duc. de Bragance ! Piétro! mon ami!... va, vole, attends.... la trame est rompue... Dieu!.., cette folle... Cours au pavillon du parc. . . . Non, impossible ; il me faut garder la place de peur de nouvelle surprise... ( il écrit un mot au crayon. ) Cours donc au pavillon.... il y a une femme.... Tu entends ! une femme.

PIETRO

Hom!

PINTO

Madame Dolmar. . . tu sais ? porte-lui ce papier. . . Amène, amène-la ; pars et reviens comme le vent.

1 10 PINTO

SCiNE VINGT-^NIÈHE.

PINTO seul.

Anges du ciel ! oh ! que j'en réchappe !... Oui, oui, Ton ne meurt pas d'une agonie. . . Cette femme. . . Eh bien ! qukte à lui déclarer. . . . elle m'aime , elle est officieuse , bonne , elle me secondera... Non , cachons-lui plutôt... oh ! tout ; qu'elle serre ma ruse et qu'elle ignore tout. Fruit de la nécessité , ma confidence tardive lui faisant outrage , serait trahie... Dès-lors plus de remède... dirigeons jnieu* l'artifice... Bon ! en cas de malheur , je ne fais qu'un saut d'ici à la rivière.

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