ALMADA, AL V ARE, MELLO, MENDOCE
LE CAPITAINE
ALMAÎM.
Voici un loyal Portugais qui veut être des nôtres. 11 me suivra partout, et nous ne le perdrons pas de vue.
MELLO
Vous devez , Monsieur, être enflammé d'admiration pour une si glorieuse teiftative.
ALVARE
Enchanté , Messieurs , enchanté.
MENDOCE
Almada vous a instruit des mouvemens secrets du peuple.
ALVARE
Oui , Messieurs , il m'a informé de tout.
le capitaine portant deux bouteilles et quelques verres
sur la table.
Buvons un coup ensemble , mon camarade ; c'est peutêtre le dernier.
ALVARE
Pourquoi donc ?
Si un coup de feu nous couche à terre , bonsoir.
MENDOCE
N'est-ce pas une joie de preûdre ces chiens de Castillans. . . là... au saut du lit?
134 PINTO
ALVARE
C'est fort gai en effet , mais fort incertain.
LE CAPITAINE
Quelle incertitude trouvez-vous là , ventrebleu ! nousmarchons , et tout ce qui résiste , à bas ! Je vous trouve plaisant avec votre incertitude.
ALVARE
Vous m'entendez mal.... Je sais qu'on est sûr de tout.
' , LE CAPITAINE
On n'est sûr de rien , au contraire. Qui diable prévoit l'issue.... Mes amis, un coup à notre gloire future!
MENDOCE
Quels hommes nous serons!.... Àh! dans les temps d'Athènes et de Rome ! . . .
MELLO
Quelles richesses nous attendent !
MENDOCE
C'est vous , Mello , qui avez adroitement su distribuer l'argent nécessaire à multiplier nos partisans.
MELLO
C'est vous, Mendoce, qui, par vos harangues éloquentes^ avez su les embraser.
ALMADA.
C'est vous, capitaine, qui nous conduirez.
LE CAPITAINE
Honneur à tous !
almada prenant un verre- Mort aux Castillans 1
tous buvant.
Vivent les Portugais !