SCENE VIII
LE PRINCE, LE CHANTEUR, puis JUANA à son balcon.
Le Prince.
Eh 1 monsieur le chanteur, à nous deux maintenant.
[Se grattant Voreille.)
Voici comme il faudrait concevoir votre chant. Oh! d'abord naturel, sans bémol, ni bécarre; Simple d'ajustement, sobre dans la fanfare; Tendre et passionné; dramatique et joyeux; Mélancolique et fier... enfin, mélodieux!!
igo L ARRIVEE DE L INFANTE.
Hors ce point, savcz-vous, la sainte mélodie, Rien ne peut exister. Mêlez donc, je vous prie, Un brin de tout cela, vous serez étonnant. C'est moi qui vous le dis.
Le Chanteur.
Monseigneur, cependant...
Le Prince, lui frappant sur l'épaule,
Allez, je m'y connais.,. Holà! ma mandoline.
•Tandis qu^uii valet rapport'.]
Et vous ne serez pas ému, je m'imagine ^ Vous me gâteriez tout.
Le Cuanteuk, raclant sa guitare.
Vous plaîi-il d'accorder?
Le PiuNCE.
A quoi bon? Moi, d'abord, je n'en sais pas jouer.
C'est pour la contenance. Écoutez : je vous place
Derrière ce bosquet et je me mets en face.
La belle à ce balcon devant venir s'asseoir,
Il faut qu'elle ne puisse, Ci ce moment, vous voir.
v'ous partez... Tout à coup de trois quarts je me plante,