‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 106 sur 139 · ACTE PREMIER, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, SCENE VIII

Un public empressé ne s'en venait-il pas Admirer sa danseuse à chacun de ses pas, Battre des mains avec des hourras frénétiques Dont l'éclat remplissait jusqu'aux places publiques; Couvrir, joncher le sol de présents et de fleurs; Le spectacle achevé, pousser d'autres clameurs; Escorter son carrosse, et suivre avec ivresse Jusque chez elle enfin la charmante déesse?

JUANA

Vous êtes éloquent.

Le Prince.

Et voilà, jour affreux! Qu'au milieu des splendeurs, de ses succès nombreux, Soudain elle s'arrête et veut, loin du théâtre, A jamais s'éloigner d'une foule idolâtre. Quel caprice la pousse? On ne sait! Vainement On l'implore et supplie... Et depuis ce moment Chacun languit et meurt. Plus d'amour, plus de vie! Ma cour est assommante, et le peuple s'ennuie! Seule, dans sa retraite elle résiste à tout... Si par des alguazils on en venait à bout. Comme j'en userais!

igS i/arrivée de l'infante.

Juan A.

Tenlez-en l'aventure

Le Prince.

Afin que de ce peuple augmente le murmure' Comme vous savez bien, en me parlant ainsi. Que, presque autant que moi, vous gouvernez ici ! Si j'en croyais les bruits qui circulent en ville...

JuANA, avec haïUetir.

Quels bruits?

Le Prince.

Que vous brûlez d'une flamme inutile Pour quelqu'amant obscur, homme indigne de vous. Que cela ne soit pas, ou vous périrez tous!... Enfin qu'exigez-vous? Je promets d'y souscrire.

JuANA, descendant rapidement Vescalier du perron.

Pour la dernière fois je m'en vais vous le dire. J'aime, vous le savez, le cirque et les taureaux.

Pepe-Illo, bas, au Corrcgidor.

Tiens!

Le Coruégidok, de même.

Cette fois, pars.

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