‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 13 sur 139 · SCENE CINQ^UIEME. 2D · texte numérisé non relu

SCENE CINQ^UIEME. 2D

La Comtesse, à Elise, à demi-voix.

Ne la plaisantez pas.

Elise, en riant.

Que voulez-vous qu'on fasse ^ Faudrait-ii pas la plaindre et se mettre à sa place?

[U appartement n'' est plus éclairé que par la lumière d'une veilleuse. Eliane est assise, et Sujette lui apporte des mules à talons bas.)

L'adorable pantoufle! Elle chausse cela?

Peste! si j'avais eu comme elle ce pied-là...

La Baronne.

Eh bien?

Elise.

Je lui dirai demain cette aventure.

La Comtesse, vivement.

Ni demain, ni plus tard.

Elise,

Quoi!

La Comtesse.

Je vous en conjure,

2b LE COUCHER DE LA MARIEE.

Elise, en riant.

On vous obéira.

[Voyant la comtesse mettre à Eliane une fanchon de dentelles.)

Comment la coiffez-vous?

Le ravissant minois !

[A Eliane.)

iMa mie, embrassons-nous.

[Elle Vembrasse au front.)

La Baronine, à part.

Que mon beau chevalier pour le coup m'embarrasse! Je ne sais que lui dire... et pourtant l'heure passe.

La Comtesse. (Elle s'Cst assise en face d^ Eliane et lui tient les deux mains dans les siennes.)

Tu trembles, Eliane, et rougis à la fois. Que ton cœur languissant se ranime à ma voix! De mes regards aussi laisse la tendre flamme, En pénétrant les tiens, aller jusqu'à ton âme. Ainsi je te berçais autrefois, chère enfont. D'un adieu solennel l'heure sonne ù présent. Et voici qu'en entrant dans une autre famille, Hélas ! c'est ton dernier baiser de jeune fille

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