SCENE CINQ^UIE ME
Que je reçois!... Viensdonc longuement m'embrasser, Car ma lèvre est jalouse et ne peut s'en lasser.
[Elle la couvre de ses baisers.)
Oui, je le sais, demain à ma tendresse extrême, Demain te remettra !.. mais seras-tu la même? Reverrai je en tes yeux encor ce même azur, Ou quelqu'éclair nouveau passer sur ton front pur.''
Elise, à mi-voix.
C'est ainsi qu'en nos sens le même feu doit naître. Chaque chose a son temps, l'amour est un grand maître.
La Baronne. [Depuis un moment elle s'est levée. Elle a jeté un dernier regard dans l'appartement. A Su:^ette et aux deux femmes, à voix basse.)
Sortez discrètement.
[Elle s'approche de la comtesse et lui touche Vépaule du bout de son doigt.]
Comtesse.
La Comtesse.
Quoi ! déjà?
La Baronne.
Il se fait tard.
La Comtesse.
Hélas!
La Baronne.
Allons, embrassez-la.
La Comtesse, embrassant Eliane.
Enfant, je te bénis.
[FAI c fait iDi pas pour s'cloif^ner, tuais clic revient tout à coup près de sa fille.)
La Baronne.
Du courage, ma chère.
La Comtesse, élreignant Eliane avec force.
Pour la dernière fois.
{La baisant au front.)
Adieu, pense à ta mère.
La Baronnk, la baisant également.
Pense à ton jeune époux.
Elise, gaiement, en la baisant aussi au front.
Et croyez au bonheur.
La Baronne, oi sortant la dernière.
Que dire au chevalier.'' Je n'en sais rien, d'honneur!