‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 133 sur 139 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

LE PAGE, puis successivement LE CORRÉGIDOR, LE PRINCE, JUANA, NINA.

Le Corrégidor. (Il croit parler à Juana.)

Au rendez-vous, Juana, vous me trouvez fidèle.

Le Page, à part.

Que vois-je^ Ciel! papal

Le Corrégidor.

Du coup on m'écartèle.

Le prince est endiablé, sans vous je suis perdu!

Le Page, à part.

Grand Dieu! Que devenir?

Le Corrégidor.

Votre amour m'est bien dû, Après ce que j'ai dit.

Le Page regarde autour de lui.

Et Juana, que fait-elle?

Le Corrégidor, tendre.

Venez sous ces bosquets. Vous tremblez ? Qu'elle est belle !

(Le Page s'enfuit au galop.)

Le Corrégidor.

Elle s'en va! Comment?

(7/ aperçoit le Prince qui accourt.)

Ah ! peste ! monseigneur 1 Elle le fuit, c'est clair. Comprend-on mon bonheur? Suivons-la. Pauvre prince, attendez-nous sous l'orme, Nous nous sauvons là-bas.

Le Prince. (7/ entre furieux.)

De plus en plus énorme !

Il s'est joué de moi. Pas l'ombre d'un courrier ! Misérable Pinglié, je saurai t'étriller.

Il aime aussi Juana, l'affaire est évidente. Qu'il tremble! Oser lever les yeux sur mon amante! Que vois-je.? Mais c'est lui qui s'essouffle là-bas. A qui diable en veut-il? Ventrebleu! sur ses pas Je vole.

(7/ court après le Corrégidor, Vcpcc à la main.)

Le Page. (7/ rentre brusquement du côté opposé.) C'est horrible! Oui, mon père lui-même !

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