‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 134 sur 139 · ACTE SECOND, SCENE XIV. 25l · texte numérisé non relu

ACTE SECOND, SCENE XIV. 25l

M'aurait-il reconnu? Je ne crois pas. Il l'aime, Il l'aime assurément. Mon père mon rival!

(// frappe che^ Jitana.)

Ouvrez, ouvrez, Juana. Senora, c'est bien mal. Trop tard! Il m'a suivi.

Le Prince. (// a toujours Vépée à la main.)

Cuistre, pendard infâme' Où donc es-tu passé ?

(// aperçoit le Page qu''il prend pour Juana.)

Pardonnez-moi, madame, D'avoir l'épée en main. Est-il là? Je poursuis Ce Pingué, qu'il me faut châtier à tout prix.

Le Page, à part.

Monseigneur, à présent!

Le Prince.

Sachez que le vieux drôle M'a fait jouer chez vous le plus singulier rôle. Vous souffrez? Qu'avez-vous, de grâce, à votre tour? Ah! ma royale épée... Il suffit, mon amour, Je rengaine.

Le Page, à part.

Où m'enfuir?

Le Prince.

Apprenez que l'histoire Du courrier était fausse. Insolence notoire!

[D'un air tendre.)

Mais rentrons, voulez-vous?... Je lui romprai les os.

[Le Page s'enfuit de nouveau.)

Eh quoi! sans me répondre elle tourne le dos ! Diantre ! comme elle court! Quel caprice la pousse': Ciel! don Pingué revient! Allons à la rescousse... Mais Juana fuit! Que faire? Ah bah ! laissons cet ours La senora d'abord; lui, je l'aurai toujours.

(// sort.)

Le Corrégidor, entrant essoufflé.

Ouf! je suis tout en eau. Quelle course insensée I

{Appelant.)

Senora, répondez. D'oîi vous vient la pensée De gambader ainsi? Mais c'est extravagant!

(// aperçoit à terre les habits du Page.)

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