SCÈNE SEPTIÈME
Eliane, à part.
Il me parle, je croi.
Le Chevalier.
Vous serais-je odieux? Pourtant, je vous implore Mains jointes, à vos pie4s, madame...
Eliane , à part.
Il parle encore.
Le Chevalier.
De grâce, écoutez-moi. Ma voix en vous parlant Hésite, et devant vous je demeure tremblant. Ah! vous ne savez pas et je ne puis vous dire Quel éclaira mes yeux cet instant a fait luire! Je m'éveille ébloui, je renais... et par vous J'apprends quelle est la loi qui courbe mes genoux.
Eliane, avec joie, et à part.
Il m'aime! c'est qu'il m'aime!
Le Chevalier, s\xnima)it.
Une ivresse inconnue, Qu'un voile trop épais dérobait à ma vue, Me pénètre et me verse, à présent, son ardeur.
Elle grandit, rayonne et me descend au cœur;
A ses transports divins j'abandonne mon âme;
J'aspire à ses secrets, je brûle de sa flamme,
Et je voudrais... Grand Dieu ! qu'ai-je dit? Je ne sais...
Madame, pardonnez tant de mots insensés...
Dans mon égarement, je n'ai pas su me taire,
Et je deviens confus, ayant pu vous déplaire.
Eliane, troublée, et à part.
Sa voix est suppliante et m'émeut malgré moi.
Mon malheur est certain... que faire? Je le voi, Vous êtes offensée... Ah ! rompez ce silence, Et ne m'enlevez pas, par pitié, l'espérance.
Eliane, de plus en plus émue, et à part. Comme il soulFre!
Le Chevalier.
Un seul mot .. je vous obéirai.
{Eliane se taisant toujours , il s'éloigne avec douleur.)
Adieu, je pars.