SCENE SEPTIEME
Éliane, à voix basse.
Restez.
Le Chevalier, avec ravissemem.
Éliane, est-ce vrai ?
Restez, avez-vous dit? se peut-il? Que je tremble! [Voyant Éliane lui tendre la itiain.)
Ah! votre main. ..Mon Dieu! nous rougissons ensemble! Quel sentiment secret peut donc nous émouvoir? Nos cœurs aspirent-ils enfin au même espoir? Extase inattendue !.. Ah ! venez là, de grâce. (// Ventraîne vers un siège.)
Eliane, timidement.
Je vous suis.
Près de vous laissez-moi prendre place.
Eliaxe.
Oui, mon ami.
Le Chevalier, avec émotion, en s^asseyant auprès d^elle.
Cette heure éveille saintement Les échos du passé dans mon cœur palpitant
Ah ! qu'ils furent heureux, ces jours de notre enfance ! En avez-vous gardé, comme moi, souvenance? Temps radieux et cher, où sous un ciel dazur Nous marchions tous les deux libres et le front pur... Mais voilà qu'aujourd'hui je succombe à l'empire Du sentiment nouveau qui près de vous m'attire ; Et, pressant votre main dans la mienne, je sens Un charme inexprimable éclore dans mes sens. . Trouble extrême, inconnu, révélation sainte. Dont mon cœur étonné reçoit la douce atteinte!
Ell\ne, profundément émue . et à voix basse. Que Jit-ilr... Ses accents augmentent mon émoi.
{Haut.) Ce que vous ressentez, je l'éprouve aussi, moi!
Le Chev.vlihu.
Eliane, achevez, et que voulez-vous dire:
Ellane.
Grâce à vous, dans mon âme, à mon tour, je sais lire.
Le Chevalier.
Dieu! ce commun transportqui vicntnous enflammer. L'amour l'inspire-t-il? Eliane, est-ce aimer?