‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 21 sur 139 · SCENE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SCENE SEPTIÈME

Près d'elle, dans mes sens l'impérieux vertige!

(// la regarde.)

Elle-même est troublée et rougit à son tour.

(// fait un pas vers la fenêtre.)

Ah! j'étouffe... de l'air! Eh quoi! déjà le jour! La nuit a-t-elle pu si vite disparaître?

(// écarte un rideau.) ,

C'est le soleil levant qui brille à la fenêtre.

Eliane, ne sachant plus comment maîtriser son émotion, se lève, et à voix basse.

Ouvrez... Oui, c'est cela.

Le Chevalier. (// obéit, le soleil inonde la chambre de lumière.)

Le printemps radieux, Avec l'aube naissante, ici luit à nos yeux.

Eliane, rêveuse.

Le beau ciel !

Le Chevalier.

N'est-ce pas .? Approchez-vous encore,

Qu'à ses premiers baisers votre front se colore.

(// l'entraîne auprès de la fenêtre. Avec enthousiasme.)

O trouble harmonieux! sous un effort puissant Tout renaît à la vie, et respire à présent : La plaine a revêtu son voile de rosée, D'enivrantes senteurs la brise est embaumée ; Dans les vallons ombreux s'agitent les grands bois; Le rossignol plaintif fait entendre sa voix; Tour à tour, devant nous s'anime ainsi chaque être. L'étoile du matin pourtant va disparaître... Et là-bas, au lointain... écoutez! c'est le bruit Du troupeau que le pâtre à sa suite conduit. Voilà bien le réveil de la nature entière ! Vous ne répondez pas?

Eliane, profondément émue.

Chose douce et sévère Que le bonheur!

Le Chevalier, avec transport.

O joie! il pénètre nos cœurs, Et la terre pour nous fait éclore ses llcurs.

(Un moment de silence.)

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