SCENE TROISIEME. by
Marsile. (// se cache dans un bosquet, et à part.)
Qu'elle est belle !
Pourquoi suis-je toujours si timide auprès d'elle?
Je n'ai pas tant de crainte avec les autres... Non !
Je frissonne à sa vue, au lieu qu'avec Toinon...
(// la contemple un moment.)
La brise de son aile avec amour la frôle,
Et lui rougit le front. Ainsi, sur mon épaule,
Sa tête, l'autre soir, s'est penchée un instant.
J'aurais pu l'embrasser, mais j'étais tout tremblant.
{Le vent soulève de nouveau le bas de la jupe de Claudine.)
Les jolis pieds!
[Une des pantoufles de Claudine vole en Pair et tombe sur le ga^^^on.)
Claudine. [Elle pousse un cri.)
Mérault, je perds une pantoufle, Arrête.
Marsile, s" élançant.
Je la tiens.
MÉRAULT, à Marsile.
Donnez-la-moi.
bo LES HASARDS DE L ESCARPOLETTE.
Marsile, le repoussant.
Maroufle, Je la garde.
Mérault, avec un gros rire, en arrêtant
V escarpolette.)
Oh! monsieur!
Claudine.
Voulez-vous t^ l'instant Me rendre ma pantoutie?
Marsile, troublé ; il la laisse tomber.
Excusez-moi. i
Claudine.
Comment, Vous la laissez tomber? Qu'osez-vous vous permettre?
[Marsile, intimide , la ramasse et la lui rapporte.)
C'est à mon pied, monsieur, qu'il faudrait la remettre, Et le voici...
(Elle lui tend son pied déchaussé. Marsile, rouge de confusion, s^agenouille et la lui remet. ^
{A Marsile.]
Merci.