‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 50 sur 139 · SCENE SIXIEME · texte numérisé non relu

SCENE SIXIEME

Marsile.

Ah! tant pis! Magnus, je vous admire- Magnl's.

Monsieur...

Marsile.

Finissons-en ; qu'exigez-vous de moi .'

Magnus.

Du respect.

Marsile.

Et j'en ai.

Magnl's, furieux.

C'est trop fort, par ma fo;

Marsile , cntliousiaste.

Mais ouvrez donc voire ame à l'élan qui m'emporte Matin et soir, la brise auprès de nous apporte Mille, bruits enivrants. Devant nos pas, la fleur De ses plus doux parfums nous pénètre le cœur. Dans les grands bois, l'oiseau couve un nid de son aile. Tout renaît, chante et prie!... Une sève nouvelle Répand dans la nature un long frémissement, Et mon être endormi s'éveille en ce moment!

Magnls, levant les bras an ciel.

Quel gâchis !

Marsile.

C'est que j'aime et, bien plus, elle m'aime ! Ah! sens-tu de ces mots la puissance suprême"'

Magnus, ébaubi.

Il me tutoie, ô ciel 1

Marsile.

Eh! Magnus, laissez-moi Savourer ces transports, les premiers que je croi !

Magnus . exaspéré.

J'en suis tout ahuri. Je vais de ma personne Prévenir de ce fait madame la baronne.

Marsile.

Je ne vous retiens pas.

Magnus , c\i sortant.

Vit-on rien de pareil!

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