‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 51 sur 139 · MARSILE, PUIS TOINON · texte numérisé non relu

MARSILE, PUIS TOINON

Marsile.

Enfin, je vais en paix m'enivrer de soleil. Oui, je vis! de mes sens les ardeurs se révèlent! Mots brûlants, inconnus, mes lèvres vous épèlent! Et toi, pouvoir sacré qui m'apporte en ce jour L'extase, le bonheur, le désir... viens, amour!

(// s'assied, ému.)

Je frémis !

{Un silence.)

Une larme au bord de ma paupière.

On pleure donc de joie? Oh! quelle es-tu, lumière Qui jettes sur mes yeux cet éblouissement? Je riais, je chantais, — des larmes à présenti

{Rêveur.)

Une femme '...ô mon cœur, que d'ivresse auprès d'elle!

ToiNON. entrant.

Monsieur Marsilel eh quoi! seul ici!

Marsile . revenant à lui.

Qui m'appelle?

ToiNON.

Moi.

Marsile.

Toinon!

ToiNON. S approchant.

Vous pleurez]^

Marsile. vivement.

Tu te trompes, oh! non.

Toinon.

Vos yeux sont tout mouillés.

Marsile.

Regarde-moi, Toinon.

Sais-tu que tu deviens de plus en plus jolie ^ Tu grandis, n'est-ce pas?

Toinon.

Dam! puisqu'on me marie.

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