‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 88 sur 139 · ACTE PREMIER, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, SCENE II

Le Corrégidor.

Qu'est-ce à dire?

Cinq cents doublons!...

Pepe-Illo.

Pas plus! Vraiment je vous admire.

Quand vous m'en donneriez tout autant!

Le Corrégidor.

Railles-tu ?

Pepe-Illo.

En ai-je l'air?

Le Corrégidor.

Gredin, je veux à ta vertu Octroyer une corde au bout d'une potence.

Eh! là, là, calmez-vous, irascible Excellence.

Auguste magistrat, sans colère réglons

En amis, voulez-vous, ce compte de doublons?

Le Corrégidor.

En amis?... Triple sot.

i68 l'arrivée de l'infante,

Pepe-Illo.

En ennemi, mon maître, Vous coûterait plus cher.

Le Corrégidor.

Tu te tairas peut-être!

Pepe-Illo.

Ecoutez-moi, de grâce...

Le Corrégidor.

Impertinent valet.

Pepe-Illo.

Tâchez donc de m'entendre un instant, s'il vous plaît. Je vous dois cet argent, c'est juste...

Le Corrégidor, satisfait.

A la bonne heure.

Pepe-Illo.

Vous me l'avez gagné dans l'immonde demeure De ce juif qui donnait à jouer chaque soir. Les dés étaient pipés, j'aurais dû le savoir. Bref, je perdis — si bien qu'il me fut impossible

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