‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 89 sur 139 · ACTE PREMIER, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, SCÈNE II

De pouvoir vous payer. Alors, homme sensible,

Pour régulariser cet illicite gain,

Vous me fîtes souscrire un billet de ma main ;

Car vous étiez bien sûr qu'un destin moins contraire

Me permettrait un jour de tout solder.

Le Corrégidor.

Chimère !

Tu te mis tout à coup certain fait sur les bras...

Pepe-Ili.o, Vintcrrompant.

La vie a des hasards dont on ne répond pas.

Le CorrégidoRj reprenant.

Certain fait, — parlons bas, — qui méritait la corde ! Dans ce cas, je perdais mon argent.

Pepe-Ii.1,0.

Je l'accorde.

Aussi, pour dépister les alguazils du roi, Vous m'avez affublé d'un semblable habit, moi! Au rang des sérénos vous m'avez fait descendre ! Et je suis obligé, comme eux, la nuit d'apprendre Aux bourgeois endormis l'heure et le temps qu'il fait.

Le Corrégidor.

Mais, ingrat, je te sauve. Écoute, il se pourrait Qu'on te fît grâce un jour.

i-jo 1. arrl vee de 1. i n fante

Pepe-Illo.

Et ce jour-Ki, compère, Mon billet reprendra sa valeur?

Le Corrégidor.

Je l'espère.

Pepe-Illo , avec une certaine raillerie.

Soit, je suis séréno. Mais il ne me plaît pas, Dans un but immoral, de suivre ici vos pas. Ne rougissez-vous point de venir, à votre âge, Aux. pieds d'une danseuse étaler votre hommage? Vous, homme marié, donner à vos enfants Cet exemple inouï de vos débordements!

Le Corrégidor, furieux.

Sais-tu, prêcheur, qu'on peut t'envoyer aux galères?

Pepe-Illo.

A votre femme, avant, je dirai vos afTaires.

Le Corrégidor, se radoucissant.

Garde-t'en bien ! Ami, pardonne-moi, j'ai tort; Veux-tu?... Faisons la paix et crois à mon remord.

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