‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 102 sur 238 · ACTE I!, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I!, SCÈNE VI

sens blasés n*en veulent plus. Je ne suis gu*un lâche ; sa mort n'est point vengée,

MARUNNE.

Gomment aurait-elle pu Têtre, à moins de risquer votre vie? Claudio est trop vieux pour accepter un duel, et trop puissant dans cette ville pour rien craindre de vous.

OCTAVE

Cœlio m'aurait vengé si j'étais mort pour lui comme il est mort pour moi. Ce tombeau m'appartient ; c'est moi qu'ils ont étendu sous cette froide pierre ; c'est pour moi qu'ils avaient aiguisé leurs épées ; c'est moi qu'ils ont tué. Adieu la gaieté de ma jeunesse, l'insouciante folie, la vie libre et joyeuse au pied du Vésuve 1 Adieu les bruyants repas, les causeries du soir, les sérénades sous les balcons dorés ! Adieu Naples et ses femmes, les mascarades à la lueur des torches, les longs soupers à l'ombre des forêts 1 Adieu l'amour et l'amitié ! ma place est vidé sur la terre.

MARIANNE

Mais non pas dans mon cœur, Octave. Pourquoi dis tu: Adieu l'amour?

OCTAVE

Je ne vous aime pas, Marianne; c'était Cœlio qui vous aimait I

WVH DES CAPRICES D^ MARTANNK.

FANTASIO

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