‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 187 sur 238 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les MÊMES. Quelques valets accourent.

LE CHEVALIER ULADISLAS sort de l'hôtellerie.

LE CHEVALIER, sur le pas de la porte.

Qu'est-ce, messieurs ? Qu'y a-t-il donc ?

l'hotelier.

Je vous prends à témoin, monsieur le chevalier. Ce ; jeune seigneur me cherche querelle, parce que mon hôtellerie est pleine.

ROSEMBERG

Jeté cherche querelle, manant I Querelle... à un homme de ton espèce ?

l'hôtelier.

Un homme, monsieur, de quelque espèce qu'il soit,

300 BARBËRINE.

a toujours une espèce de dos, et si on vient lui administrer une espèce de coup de bâton...

LE CHEYAUER, s^avançant, à Thôtclier.

Ne te fâche pas, ne t'effraye pas ; je vais accommoder les choses.

A Rosemberg.

Seigneur, je vous salue. Vous allez à la cour du roi de Hongrie ?

Lliôtelier et les valets se retirent* ROSEMBERG.

Oui, chevalier, c'est mon début, et je suis fort Dressé d'arriver.

LE CHEVALIER

Et vous vous plaignez, à ce que je vois, de trouver ïa route encombrée*

ROSEMBERG

Mais oui, cela ne m'amuse pas*

LE CHEVALIER

Il est vrai que cette petite affaire que nous avons avec les mécréants, nous attire à la cour un fort gros flot de monde. Il est peu de gens de cœur qui ne veuillent s'en mêler, et moi-même j Y ai pris part. C'est ce qui rend nos abords difficiles.

ROSEMBERG

Oh ! mon Dieu! je ne comptais pas rester longtemps dans cette masure. C'est le ton de ce drôle qui m'airrité.

LE CHEVALIER

S'il en est ainsi, seigneur...

ROSEMBERG

Rosemberg

Page 1