ACTE I, SCÈNE II
LE CHEVALIER
Seigneur Rosemberg, on me nomme le chevalier Uladislas. Il ne m'appartient pas de faire mon propre éloge, mais pour peu que vous soyez instruit de ce qui se fait dans nos armées, mon nom doit vous être connu. Le vôtre ne m'est pas nouveau. J'ai vu des Rosemberg à Baden.
Rosemberg salue.
Si donc vous n'êtes ici qu'en passant.
ROSEMBERG
Oui, seulement pour déjeuner, et faire rafraîchir les chevaux.
LE CHEVAUER.
J'étais à table, et je mangeais un excellent poisson du lac Balaton, lorsque le bruit de votre voix est venu frapper mes oreilles. Si le voisinage de mes hommes d'armes et la compagnie d'un vieux capitaine ne sont pas choses qui vous épouvantent, je vous ofire de grand cœur une place à notre repas.
ROSEMBERG
J'accepte votre offre avec empressement, et je lo tiens à grand honneur.
LE CHEVALIER
Veuillez donc entrer, je vous prie. Un bon plat cuit à point est comme une jolie femme ; cela n'attend pas.
ROSEMBERG
Je le sais bien. Peste! à propos de jolie femme...
Ulric et Barbeiine entrent par une autre porte de Tauberga.
n me semble qu'en voilà une...
COMlfcOIBS. L 26
302 BÀRBERINB»
LE CHEVALIER
Vous n'avez pas mauvais goût, jeune homme.
HOSEMBERG. •
A moins d*étre aveugle.. . La connaissez-vous?
• LE CHEVALIER
Si je la connais? assurément. G*est la femme d'un gentilhomme bohémien. Venez, venez, je vous conle- Tai cela.
Ils entrent dans la maison.