ACTE I, SCÈNE IV
roses, combats et expédients propres à former un jeune homme et à le pousser près des dames.
ROSEMBERG
Gomment s'appelle ce livre précieux?
LE CHEVALIER
La sauvegarde du sentiment. C'est, un trésor inestimable, et, parmi les récits qui y sont renfermés, vous en trouverez bon nombre dont je suis le héros. Je dois pourtant vous avouer que je n'en suis pas le propriétaire ; il appartient à un de mes amis, et je ne saurais vous le céder que vous n'en donniez dix sequins.
ROSEBIBERG.
Dix sequins, ce n'est pas une afiTaire, n les lui donne, surtout après l'excellent déjeuner que vous m'avez offert si galamment.
LE CHEVALIER
Bon I un poisson, rien qu'un poisson I
ROSEMBERG
Mais il était délicieux! Pouvez-vous croire que j 'oublie cette rencontre ? C'est le ciel qui m'a conduit sur dette route. Une auberge si incommode I des draps humides et pas de rideaux I Je n'y serais pas resté une heure si je ne vous avais trouvé,
LE CHEVALIER
Que voulez-vous, il faut s'habituer à tout.
ROSEMBERG
Oh ! certainement. — Ma tante Béatrix serait bien inquiète si elle me savait dans une mauvaise auberge. Mais, nous autres, nous ne faisons pas attention à toutes
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ces misères... Que Dieu vous protège, cher seigneur!
Mes chevaux sont prêts, et je vous quitte.
LE CHEVAUER.
Au revoir, ne m'oubliez pas. Si vous avez jamais affaire au Voïvode, c'est mon proche parent, et je me souviendrai de vous.
ROSEHBERG.
]e vous suis tout dévoué de même.
Ils sortent.