‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 197 sur 238 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

roses, combats et expédients propres à former un jeune homme et à le pousser près des dames.

ROSEMBERG

Gomment s'appelle ce livre précieux?

LE CHEVALIER

La sauvegarde du sentiment. C'est, un trésor inestimable, et, parmi les récits qui y sont renfermés, vous en trouverez bon nombre dont je suis le héros. Je dois pourtant vous avouer que je n'en suis pas le propriétaire ; il appartient à un de mes amis, et je ne saurais vous le céder que vous n'en donniez dix sequins.

ROSEBIBERG.

Dix sequins, ce n'est pas une afiTaire, n les lui donne, surtout après l'excellent déjeuner que vous m'avez offert si galamment.

LE CHEVALIER

Bon I un poisson, rien qu'un poisson I

ROSEMBERG

Mais il était délicieux! Pouvez-vous croire que j 'oublie cette rencontre ? C'est le ciel qui m'a conduit sur dette route. Une auberge si incommode I des draps humides et pas de rideaux I Je n'y serais pas resté une heure si je ne vous avais trouvé,

LE CHEVALIER

Que voulez-vous, il faut s'habituer à tout.

ROSEMBERG

Oh ! certainement. — Ma tante Béatrix serait bien inquiète si elle me savait dans une mauvaise auberge. Mais, nous autres, nous ne faisons pas attention à toutes

316 BÂRBERINE.

ces misères... Que Dieu vous protège, cher seigneur!

Mes chevaux sont prêts, et je vous quitte.

LE CHEVAUER.

Au revoir, ne m'oubliez pas. Si vous avez jamais affaire au Voïvode, c'est mon proche parent, et je me souviendrai de vous.

ROSEHBERG.

]e vous suis tout dévoué de même.

Ils sortent.

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